Revue du DSCRP 2 et du PAG : Gouvernement, bailleurs et société civile ont fait l’évaluation

 A l’initiative du gouvernement, les ministres des secteurs inclus dans le PAG (Programme d’actions du gouvernement), les bailleurs de fonds et la société civile se sont retrouvés, du 12 au 13 juillet 2013 au Grand Hôtel Kinshasa. Motif : évaluer le DSCRP 2  (Document stratégique de croissance pour la Réduction de la Pauvreté de la 2ème génération) et le PAG (Programme d’actions du gouvernement).

Pendant deux jours, les échanges entre les participants se sont focalisés sur quelques secteurs de la vie nationale jugés prioritaires. Il s’agit notamment des secteurs sociaux de base (éducation et santé), productifs (agriculture et développement rural, infrastructures et énergie), de la réforme des finances publiques, des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), du post 2015 et new deal, de la coordination de l’aide au développement (architecture institutionnelle et groupes thématiques sectoriels), du secteur de sécurité, de la décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat.

On rappelle que les travaux de la revue du DSCRP 2 ont permis d’évaluer de manière inclusive, participative et sans complaisance le chemin effectivement parcouru et les progrès enregistrés au cours de l’année 2012, ainsi que les efforts à réaliser pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2016.

A l’issue des échanges, les constats ci-après ont été faits :

- Le diagnostic des ministres des secteurs concernés ;

- La persistance des réels problèmes de gestion dans ces secteurs notamment en matière de coordination des interventions ;

- L’insuffisance des ressources nationales pour financer les programmes de développement ;

-  La nécessité de disposer d’un document de politique ou stratégie sectorielle pour chaque ministère ;

- La faiblesse voire la quasi-inexistence de systèmes de suivi-évaluation ;

- Des avancées significatives réalisées malgré des défis énormes qui subsistent ;

- Un besoin d’alignement effectif des partenaires techniques et financiers au programme du gouvernement pour plus d’efficacité et d’efficience ;

- Une exigence pressante d’une meilleure coordination des actions de développement.

Face à ces constats, des recommandations suivantes ont été formulées par les participants aux travaux :

- Assurer le leadership effectif par le gouvernement et rendre rapidement opérationnel le nouveau dispositif institutionnel en matière de coordination de l’aide au développement ;

- Bien faire fonctionner tous les nouveaux mécanismes de pilotage du développement national évoqués au cours de la revue ;

- Partager et diffuser tous les documents de planification existants et les résolutions prises à l’issue de cette revue ;

- Poursuivre le dialogue constructif et régulier entre le gouvernement, les partenaires au développement, la société civile et le secteur privé en vue de promouvoir la redevabilité mutuelle ;

- Mieux articuler les stratégies contenues dans le DSCRP 2 et le PAG avec les stratégies spécifiques relevant de la mise du New Deal et des accords d’Addis-Abeba ;

- Veiller à la mise en œuvre des mécanismes de suivi-évaluation efficaces et fonctionnels, mais également amplifier les efforts dans la modification des ressources pour le financement des projets sectoriels ;

- Renforcer l’alignement aux programmes du gouvernement et systèmes nationaux et le respect des engagements mutuels ;

- Impliquer la société civile en tant que partenaires à part entière dans la formulation, la programmation, la coordination, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions de développement notamment à travers le contrôle citoyen ;

- Renforcer la vulgarisation des programmes de développement ;

- Accélérer l’élaboration et rendre disponible la cartographie des interventions des bailleurs ;

- Renforcer la communication entre le gouvernement et le parlement à travers des échanges réguliers notamment sur les réalisations et les réformes des entreprises ;

- Veiller à l’accompagnement des acteurs provinciaux pour l’opérationnalisation de leurs cadres de concertation.

Dans son discours de clôture des travaux, le ministre du Plan et Suivi de la Mise en Œuvre de la Révolution de la Modernité, Célestin Vunabandi, qui s’exprimait au nom du Premier ministre, a souligné que les présents travaux ont permis de déceler les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités qui conditionnent la mise en œuvre des actions dans le PAG renforcé du DSCRP 2.

Il a aussi promis que les recommandations prises seront présentées au gouvernement pour endossement et mise en œuvre, et les résultats serviront à élaborer un rapport d’évaluation de la première année de mise en œuvre du DSCRP 2 et du PAG.

Dom          

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