Révision du procès Omba : trois

En veilleuse depuis plus de trois mois, la Haute cour militaire, dirigée par le général Nyembo, son premier président, a repris vendredi 21 octobre, l’instruction de l’affaire en continuation de la requête en révision de l’arrêt du Conseil de guerre de 1975 sur le coup d’Etat monté et manqué introduite par le Colonel Omba, aujourd’hui sénateur. La Haute cour a renvoyé au cours de cette audience la cause au 16 décembre, cela afin de permettre à tous ceux qui ont un engagement politique de le faire calmement.

En effet, pour cette audience réservée exclusivement à l’authentification des pièces versées au dossier par la partie requérante, la Cour a fait défiler à la barre trois renseignants, afin d’éclairer la lanterne de cette juridiction militaire dans le traitement de cette affaire de réhabilitation. Il s’agit notamment du Docteur Kabamba et Bernard Kasusula Djuma, ancien rapporteur et président de la commission violations des droits de l’homme et assassinats pendant la Conférence nationale souveraine (CNS) et du colonel Kabala, greffier audiencier qui avait apposé son contreseing au bas de l’arrêt du conseil de guerre dont il est question.
Ainsi, après les avoir identifiés un à un, la Cour a tour à tour invité les deux membres de la commission de la Cns pour authentifier le rapport qu’il avait produit. après une autorisation du tribunal pour concertation afin de voir si ce document était conforme à l’original. Sans détour, le rapporteur et le président de cette commission ont tous reconnu le contenu conforme à celui produit tant au plan de la terminologie que de la méthodologie du travail adoptée pour la rédaction de ce rapport.

Quant au rôle joué par chacun au sein de cette commission, Kasusula a affirmé pour sa part s’être arrêté à son rôle protocolaire, celui qui consistait à prendre langue et à inviter tous ceux dont la commission voulait recueillir le témoignage. Pour sa part, le docteur Kabamba a affirmé avoir assisté à toutes les dépositions dans les deux sous commissions que comptait celle-ci. C’est ainsi que fort de cette assurance, les deux hommes ont confirmé à la cour que le document versé au dossier était bel et bien le même que trois mille exemplaires du rapport final produit.
Mais les deux renseignants n’ont pas été capables de citer un seul de leurs collaborateurs dans cette commission, car la cour est revenue plusieurs fois sur ce sujet pour fonder sa propre lecture. C’est suite à cette insistance que les deux ont promis de retrouver les noms de ceux qui avaient travaillé avec eux dans cette commission pour faciliter le travail de la cour.

Quant au Colonel Kabala, malgré le poids de l’âge, il a lui aussi authentifié formellement sa signature sur un document qui date de plus de trente ans lui présenté par la cour et dont les originaux ont été détruits à l’entrée de l’Afdl. Ce, avant de demander, sur insistance de la cour, un délai de deux semaines pour pénétrer le contenu, demande qui lui a été accordée. Pour des raisons de justice, le colonel Kabala a préféré consulter ce document au greffe du tribunal.

A.Vungbo

Leave a Reply