Révision constitutionnelle : l’ACORD fustige le forcing des tenants du pouvoir

Le débat politique de ces temps derniers, dans les cercles politiques  en RDC, est nourri par deux principaux sujets. 

            Le premier sujet auquel les intellectuels toutes tendances confondues, consacrent le plus clair de leur temps, c’est le projet de révision constitutionnelle.

            Les analystes politiques relèvent que le débat politique sur la révision constitutionnelle n’est pas l’initiative de la population, comme on voudrait le faire croire. Ce sont les politiques, partisans du statu quo, qui l’ont inoculé dans les milieux de leur base, à l’approche des échéances électorales.

            La manœuvre de l’injection de ces deux sujets dans le débat politique, en ce moment, consisterait, à n’en point douter, à tâter le pouls de la population face aux sujets ultra sensibles pour lesquels elle est prête à se défendre jusqu’au prix du sang. La santé d’Etienne Tshisekedi qui devient subitement, un sujet d’intérêt national, relève d’une jubilation de mauvais goût pour un compatriote dont les membres de sa famille biologique et politique ont élevé une vive protestation.

Pas de révision de la Constitution à l’approche du nouveau cycle électoral

A l’Alliance des Congolais pour la Réforme et la Démocratie, le ton est monté le week-end pour dénoncer ces manœuvres politiciennes qui ne font pas progresser la démocratie, ni améliorer la gouvernance, après des années d’expériences malheureuses avec des élections chaotiques dont certaines ont été réglées, de la manière que l’on sait, devant les cours et tribunaux.

Par la voix de son secrétaire général, Nivard Bongo W’Eale, l’ACORD préconise qu’au lieu de se focaliser sur les le processus électoral de 2015 et 2016 doit pouvoir rassurer tous les camps politiques. Car c’est l’affaire de tout notre peuple qui aimerait se reconnaître cette fois dans les résultats. Assez frustré, il en a marre des grains de sable et la confusion entretenus à l’époque pour injecter le doute dans la publication des résultats. Aussi elle invite toutes les forces politiques à bien scruter l’avenir immédiat, à harmoniser des vues des uns et des autres, pour aboutir à un consensus national, digne d’un peuple pour lequel la machine de la cohésion nationale tourne à plein régime. Car, le vrai changement, c’est aujourd’hui qu’il faut l’opérer.

            De ces fameux débats, on ne doit rien cacher au peuple souverain. Car, il a le droit de savoir tout ce qui est fait en son nom, et non, qu’il soit surpris par un référendum qu’il n’a pas réclamé.

Les tristes expériences de longues périodes de rébellion, des balbutiements démocratiques au lendemain de l’Accord global et inclusif sont encore frais dans nos mémoires. Il nous faudrait réfléchir par deux fois chaque fois que l’on veut lancer un projet qui va régir la vie de la nation pour les générations à venir, a terminé le secrétaire général de l’ACORD, Nivard Bongo W’Eale. Les lois, on ne cessera de le dire, doivent survivre aux individus qui eux, passent.                      J.R.T. 

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