Restructuration de la CENI : la NSCC accuse l’Assemblée nationale

 

A l’issue de son Assemblée générale tenue le samedi 19 janvier 2013 à son siège à Kalamu, la Nouvelle Société Civile du Congo(SNCC) est montée, encore une fois, au créneau pour dénoncer l’emprise et les pésanteurs politicienne délibérées sur la Commission nationale électorale indépendante(CENI), hypothéquant ainsi son indépendance, sa neutralité et sa crédibilité.

            En effet, a renseigné son président Jonas Tshiombela, toutes les démarches menées au Sénat pour la dépolitisation de la CENI se sont avérées improductives car « l’Assemblée nationale s’est décidée à faire le passage en force, ignorant toutes les propositions combien pertinentes pouvant aider à améliorer la gouvernance électorale en  RDC ». « Nous avons déjà tiré, le 6 décembre 2012, la sonnette d’alarme sur la politisation à outrance de la CENI et la faible représentation de la Société civile, mais toujours silence radio…», a-t-il déploré.

            Pour toutes ces raisons, la NSCC a tenu à recommander au Chef de l’Etat d’user de tout son poids en renvoyant pour relecture cette loi organique en vue de relancer le processus électoral interrompu dans un climat de confiance avec la population congolaise.

            A la Cour Suprême de Justice, elle prie de renvoyer cette loi pour des raisons d’inconformité avec la Constitution de la République à cause de la politisation à outrance d’une institution d’appui à la démocratie.

            Tout en demandant à la Communauté internationale de bloquer toute assistance financière à la nouvelle CENI devenue « une institution d’appui aux politiques », la NSCC a appelé ses pairs de la Société civile de la RDC à ignorer cette institution d’appui aux politiques. « Nous invitons les activistes d’ouvrir le front de lutte contre la politisation de la CENI et la sauvegarde de la démocratie…», a clamé Jonas Tshiombela, exhortant la population congolaise à demeurer vigilante et à se mobiliser pour faire échec à cette tentative de passage en force de la chambre basse du Parlement contre la volonté populaire. 

            Somme toute, la SNCC a réitéré auprès des décideurs sa demande d’audit de la CENI avant la mise en place du prochain bureau.

Tshieke Bukasa

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