Ressources en eau potable en RDC: Opportunités, enjeux et défis au 21ème siècle

Considéré comme l’un des plus grands bassins d’eau potable au monde, la RDC est en mesure de bénéficier de cette opportunité pour assurer le développement socio économique à ses populations et au reste du continent africain. Les congolais sont donc appelés à « se positionner pour maximiser les avantages que leur offre l’eau et de répondre de façon appropriée aux défis et enjeux liés à ce secteur car ils peuvent annihiler tous les gains potentiels.

 

Un échec signifierait que la communauté internationale s’imposerait de gré ou de force pour accéder à ce patrimoine que d’aucuns qualifient déjà de patrimoine mondial, menaçant ainsi la souveraineté de la RDC quant à la gestion et au développement des ressources en eau. Ce scénario est indésirable et à éviter à tout prix ».  Tel est l’essentiel de la conférence-débat que va animer le samedi prochain Jean De Dieu RUHIZA Boroto dans la salle Père BOKA du CEPAS à Gombe. Ce jeune professeur en Hydrologie à l’UNIKIN et à l’Université de Pretoria en Afrique du Sud est surtout reconnu dans le monde comme l’un des meilleurs consultants dans ce domaine très sensible et stratégique.

 

            A l’heure actuelle, la RDC est confrontée à une série des guerres tout aussi meurtrières que néfastes pour le développement de cette partie du continent et des tous les Etats africains et probablement du monde avec la demande croissante en eau suite aux changements climatiques en vue. Considéré comme l’un des poumons de la planète Terre, la RDC est appelée à faire face aux défis majeurs pour pouvoir exploiter et surtout préserver ces ressources pour le bien de ses populations et du reste du continent et pourquoi pas du monde. D’une manière générale, il est entendu que la démographie au pays de P.LUMUMBA va tripler d’ici 2050, en d’autres termes le Congo va être peuplé de plus de 180 millions d’habitants et suite aux guerres incessantes, l’exorde rural est à la base d’une urbanisation rapide qui ne tient pas compte de la planification, notamment en matières d’accès en eau potable et en assainissement adéquat. L’exploitation des mines et l’installation des usines ont comme conséquences immédiates l’augmentation de la pollution des cours d’eau. Sur le plan régional et continental, des pays membres de la CEEAC et de la SADC ne cesseront d’exercer des pressions sur la RDC, qui est membre des mêmes organisations, face au problème d’assèchement du lac Tchad par exemple. La mauvaise gouvernance et le goût immodéré à la centralisation des pouvoirs entre les mains d’une oligarchie ainsi que la faiblesse des investissements dans le secteur de l’eau constituent autant des défis auxquels la RDC sera confrontée dans les tout prochaines années.

            Que faut-il alors faire ? Grâce à son appartenance à plusieurs organisations sous régionales et internationales, telles la SADC, la CEEAC, la Commission Internationale du Bassin Congo Oubangui Sangha (CICOS), l’Initiative du Bassin du Nil (IBN) et l’Autorité du Lac Tanganyika, les gouvernements de la RDC seraient bien inspirés d’arranger leur agenda politique de l’eau avec comme soubassement la nécessité d’instaurer la paix.  L’eau sera utilisée pour développer l’énergie et le développement industriel, pour la sécurité alimentaire, pour le transport, pour les besoins domestiques en milieu rural et urbain et pour favoriser la politique de la décentralisation des pouvoirs et des institutions.

            Les non dits de la dernière conférence de Copenhague sur les changements climatiques ont abouti à la conclusion que le bassin du Congo est l’un des poumons de la planète Terre. Il s’agit là d’une lueur d’espoir à côté d’autres dont notamment des le soutien des partenaires internationaux et des conférences-débats qui se sont tenues depuis quelques temps sur els enjeux et les défis de l’eau. Cela, pour encourager une prise de conscience graduelle de ces enjeux et du rôle combien stratégique que doit jouer le Congo Démocratique en matière d’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et des changements climatiques.

Castro      

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