Un réseau des femmes des ressources naturelles mis sur pied

osisaLa 2ème  édition de formation « sur le renforcement des capacités des organisations féminines dans la gouvernance des ressources naturelles minières, forestières et hydrocarbures» a été clôturée le vendredi 31 octobre 2014, à l’hôtel Sultani. C’est en présence d’Esther Kamwanya (directrice en charge des questions socio-économiques) représentante de la ministre intérimaire du Genre Famille et Enfant, de Georges Bokondu (chef de bureau Sarw/Sarw) d’Euphrasie Amina d’Osisa et de Léonie Kiangu de Feje que ces travaux ont été clôturés.

        Organisées par Osisa (Open Sociéty Initiative for Southern Africa) au travers son programme Sarw en collaboration avec Feje (Femmes et justice économique), ces assises ont permis aux femmes leaders des organisations de la société civile d’être au parfum de multiples richesses dont regorge le sol de la République Démocratique du Congo.      Au sortir des travaux, les femmes venues de quatre coins de la république ont mis sur pied un « réseau des femmes, chargées des questions de gestion des ressources naturelles du pays ».

        Ce groupe constitue un noyau représentatif des femmes de la société civile, qui aura pour mission de faire des lobbyings auprès des décideurs politiques, des activistes de droits de l’homme, des entreprises pétrolières, forestières et minières pour une meilleure gestion des ressources.

         Il devra aussi mener des actions de plaidoirie pour stimuler les populations locales à connaitre leurs droits et devoirs.

Les femmes exigent la mise en place du «plan national d’affectation

des terres »

 

                La RD Congo est parmi les pays détenteurs d’une forte capacité d’écosystème car, il a été doté par le créateur de la 2ème grande forêt du monde après l’Amazonie. Cependant, ce secteur connait des sérieux problèmes, alors qu’il devrait être générapour le trésor public.

             Après analyse et discussion avec l’expert des questions forestière, les participantes ont compris que les conflits et problèmes qui se vivent dans ledit secteur sont dus au manque d’un « plan d’affectation des terres».

          Or, selon les études menées, il faudra que le gouvernement détermine en toute clarté, les terres affectées à l’agriculture et celles réservées à l’exploitation pétrolière et minière ainsi que les terres destinées à la construction des maisons d’habitations dans chacune des provinces.

      Cette politique amènera le pays au développement à tous les niveaux. Etant donné que la RDC doit devenir pays émergent d’ici 2030, l’émergence doit provenir des secteurs de l’agriculture, transport, mine, pétrole, etc.

La RDC devra s’approprier « la vision minière d’Afrique»

            Un des orateurs a souligné que la « Vision minière africaine » est une politique  mise en place par les chefs d’Etats africains. Elle vise l’intégration des ressources naturelles du continent dans le processus de développement économique.

            Elle contribue au renforcement de la modernisation de l’Afrique grâce à ses ressources minérales. Et, elle a pour but de créer une exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales pour soutenir le développement socio-économique.

Pétrole : la RDC capable de produire 1 million de barils par jour

 

        Selon un expert, la RDC est capable de produire un million de barils de pétrole par jour. Car, les dernières études menées ont démontrés qu’il a bien d’endroits dans certaines provinces du pays où l’on peut extraire du pétrole.

         Ces ressources hydrauliques peuvent être exploitées pendant plusieurs décennies. Pour ce faire, il faudrait :

- mettre en exploitation de tous les bassins sédimentaires de la République;

- avoir trois unites de raffinage à Pweto (pour la partie Sud du pays) et  à Mungbere (pour le Nord) ainsi qu’à  Muanda (pour le coté Ouest);

- créer un réseau national de transport de pétrole brut et des produits pétroliers (projet reptilien, réseau inter provincial, …);

- former des cadres et transférer de technologies ;

- respect de l’environnement.

     On a évoqué l’aspect du respect de l’environnement  puisque les communautés locales ont des besoins en santé, en eau, en électricité.

Recommandations  

       Au sortir de ces assises, les participantes ont élaboré un  programme d’action pour chaque secteur:

Faire un plaidoyer ou encore des lobbyings pour :

- réviser le CODE Forestier à l’assemblée nationale

- Initier le  Contrôle parlementaire des actions relatives à l’application de la loi fiscale forestière

- appliquer le décret  portant  conversion de titres forestiers et faire l’inventaire des forets

-  faire respecter de la fiscalité forestière  en ses articles  120, 121 et  122 du Code Forestier

- affecter des fonds  destinés à la reconstitution du capital forestier

- exécuter des projets auxquels les Fonds sont destinés.

- mener des actions pour l’examen et adoption de la loi sur les hydrocarbures à la session parlementaire de septembre  2014;

Dorcas NSOMUE 

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