Rentrée scolaire 2013-2014 : des frais de fonctionnement pour 26.210 écoles

Zemanta Related Posts ThumbnailLe ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, a procédé au lancement solennel des opérations de paiement de la dernière tranche semestrielle des frais de fonctionnement de l’année scolaire 2012-2013. Au total,  environ 26.210 écoles primaires publiques, mécanisées, budgétisées et disséminées sur toute l’étendue de la Rd Congo sont bénéficiaires de cette dotation. Le montant global de cette tranche est de 5.852.867 USD pour toutes ces écoles primaires ciblées par la Banque mondiale à travers son Projet d’Appui au Redressement du Secteur de l’Education (PARSE).

L’événement s’est déroulé le mardi, 27 août 2013, à Kenge, dans la Province de Bandundu. Cette province compte 4.847 écoles ciblées par ce projet pour un montant total estimé à 1.090.346 USD ; tandis que la Province éducationnelle de Bandundu 3 (Division provinciale/Kenge) compte 940 écoles primaires pour un montant estimé à 205.315 USD. Ces montant, il convient de le souligner, vient s’ajouter à l’enveloppe que le Gouvernement alloue mensuellement aux écoles pour leur fonctionnement.

Prenant la parole à cette occasion, devant des dizaines des notabilités tant scolaires que civiles et religieuses de de Kenge, Maker Mwangu a souligner que cette tranche devra impérativement servir à la préparation matérielle et pédagogique de la rentreé scolaire 2013-2014, prévue pour le 02 août 2013. Par contre, il a averti que le ministère de l’Epsp ne pourra tolérer qu’une école primaire éligible à ces frais perçoive des frais supplémentaire auprès des parents d’élèves. Parce que, a-t-il noté, le paiement des frais de fonctionnement aux écoles primaires vise la réduction progressive des frais supportés par les parents d’élèves pour la scolarisation de leurs enfants dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire, telle que consacrée par la Constitution de la République en son article 43. Conscient des difficultés que pourraient rencontrer certains territoires bien identifiés à cause du manque des institutions bancaires pour payer les salaires des enseignants, le ministres a confirmé la décision déjà prise de confier la paie dans ces territoires à la Caritas Congo ASBL pour réduire le retard.

Objectif : Universalisation de l’enseignement fondamental pour tout jeune congolais

 Expliquant les visées du gouvernement, le ministre de l’Epsp a constaté que le but recherché par cette politique est la réduction, et à terme, la suppression des frais qui constituent pour les parents un obstacle majeur à la scolarisation des enfants congolais. Ainsi, on permettra d’accroitre l’accès à l’école à tous les jeunes, tout en améliorant la qualité de l’enseignement et l’universalisation de l’enseignement primaire. A l’endroit du Secope et des écoles ciblées, il a recommandé le respect strict des principes de gestion contenus le «Manuel de procédures». Ce respect évitera, a-t-il enfin souligné, au gouvernement d’avoir à rembourser l’argent utilisé en dehors de toute procédure de gestion de la Banque mondiale. La cérémonie s’est clôturée par la remise des dictionnaires à ces écoles, instruments qui sont appelés, selon le ministre, à contribuer grandement à l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Auparavant, le coordonnateur du PARSE, Simon Kayoyo, a dit sa satisfaction de pouvoir continuer le payement des frais de fonctionnement qui a connu un temps mort après la libération en fin octobre 2012, de la première tranche semestrielle de la dernière année scolaire 2012-2013, suite à certaines contraintes d’ordre administratif. Il a relevé que l’activité du jour visait à « faciliter l’accès et favoriser l’égalité des chances à l’école primaire ». Il a aussi insisté sur la nécessité d’atteinte des objectifs visés en veillant sur la bonne gestion des frais mis à la disposition des gestionnaires et directeurs d’écoles primaires ainsi que des comités scolaires de parents.

SAKAZ

Leave a Reply