Rentrée scolaire 2011 et négociations paritaires : le compte à rebours a commencé

Un calme trompeur, semblable à celui qui précède une tempête, règne actuellement dans les milieux des enseignants du secteur public du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.). Depuis la date du 18 août dernier, les négociations sur l’augmentation de salaires des enseignants du secteur public de l’Epsp se sont soldées par une impasse. Par contre, la rentrée scolaire 2011, programmée pour le lundi 05 septembre pointe à l’horizon. Les jours s’égrènent et dans 14 jours, les parents et les partenaires éducatifs ont hâte de remettre tous de nouveau les jeunes congolais sur la chemin de l’école, en toute sécurité et en accord avec leurs enseignants.

Mais le silence observé aussi bien par le Gouvernement que par l’Intersyndicale depuis ces négociations paritaires qui ont eu lieu, du 15 au 18 août 2011 dans la salle de conférence de la Paroisse Notre Dame de Fatima, inquiète tout le monde. D’autant plus que l’Intersyndicale a dû quitter la table de négociations en constatant qu’il n’y avait que 5.000Fc proposés comme augmentation sur le salaire à payer à partir du mois d’octobre prochain. Elle a demandé au Banc gouvernemental d’aller étudier en profondeur le cahier de charges et les propositions (de nouveau barème, primes et avantages sociaux) qualifiées de réalistes faites par les syndicats.

De leur côté les délégués du gouvernement, avant cette suspension intempestive de négociations, avaient avancé des chiffres, montré l’effort fourni par le passé par le gouvernement en faveur du « Chantier Education », particulièrement dans le sous secteur de l’EPSP. Ils ont souligné que malgré la bonne volonté du gouvernement, la trésorerie publique ne suivait pas et qu’elle ne serait pas à même de supporter plus qu’une augmentation de 5.000Fc par enseignant.  En outre, on a rappelé que l’EPSP est un secteur qui utilise l’effectif le plus important du personnel de l’Etat et qui est ainsi la plus budgétivore. Moindre augmentation entraîne une masse monétaire importante.

Devant cette situation qui ne ressemble ni  guerre ni  paix, le banc syndical a pris la décision de se réunir aujourd’hui pour décider de la position à adopter ; tous les partenaires éducatifs souhaitent connaître leur position du moment, en attendant que le gouvernement se manifeste avec des meilleures propositions financières.

SAKAZ

 

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