Rentrée scolaire 2010-2011 à Kinshasa : pas de bousculade devant les écoles

Bien qu’encore timide pour des raisons structurelles et financières, la rentrée scolaire de l’année 2010-2011 a belle et bien eu lieu hier lundi 6 septembre à Kinshasa.  Tôt le matin,  bien que rare les bleus- blancs ont arpenté les rues de la capitale  pour un rendez-vous avec les salles de classe qu’ils avaient  quitté deux mois plus tôt pour des grandes des vacances. Pour se rendre compte, le limier du Phare est passé par certaines écoles pour saisir l’ambiance de ce premier jour de classe. 

            Partout où nous sommes passé, un seul constat : ce n’est pas encore la grande affluence; les salles de classe sont toutes clairsemées.

            En effet, au Collège Saint Ignace de la Cité Verte par exemple, à l’heure de sortie des cours, on a plutôt vue une poignée d’élèves. Pas de cohue ni bousculade ni précipitation  comme le font souvent  les enfants pour rentrer à la maison. C’est la même ambiance qui a également prévalu  devant l’Institut Bobokoli au quartier Delvaux.

            Devant le portail de l’entrée principal de l’école grandement  entrouvert, la cours déserte ne donnait pas l’impression que la rentrée avait eu lieu. Ajouter à ce tableau le peu de mouvement de va et vient de parents qui viennent tantôt déposer ou  récupérer leur rejetons, on avait à faire à une école encore en vacance. Même les vendeurs de friandises et autres articles dont les élèves sont friands étaient absents.

            Au Collège Notre Dame de Fatima de la Gombe, l’ambiance de la rentrée était pareille. Pas de bruit ni grande affluence à l’entrée comme au sortir de cours. La cours restait étrangement silencieuse pour une école qui organise plusieurs sections au secondaire et les salles de cours étaient dégarnis.

             Interrogé, le préfet de cette école a affirmé au Phare que la rentrée était belle et bien effectif et que professeurs et élèves avaient répondus à ce rendez-vous. Selon ce dernier, sur  un effectif de près de 600 élèves, son établissement a accueilli  320 élèves pour ce premier jour. La raison principale de cet état de chose, pour se professionnel de la craie, serait due au fait que les parents sont encore un peu hésitant à envoyer leur enfants à l’école pour de raison personnelle.

            Il faut par ailleurs signaler  que si pour les écoles non conventionnées et conventionnées le problème se pose en terme d’arriérés des salaires, chez les  privées la rentrée s’est faite aussi de manière timide compte tenu de la conjoncture économique défavorable. 

A.Vungbo   

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