Régulation des médias congolais : J.B. Bahala en mission de vulgarisation du CSAC à l’Ifasic

CsacTB«Régulation en RDC : leçons d’une année d’expérience » : c’est le thème autour duquel le Centre d’études de communication de masse de l’Institut facultaire des Sciences de l’information et de la Communication a convié, hier, jeudi 24 avril 2014,  l’abbé Jean-Bosco Bahala, président du Conseil supérieur de l’audio-visuel et de la communication (Csac). Celui-ci  s’est entretenu  avec les étudiants de cette école de formation de journalistes et de communicologues. Le but visé  par les organisateurs de cette matinée très pédagogique était  non seulement  de  familiariser les étudiants à cette institution mais aussi leur permettre de comprendre à la fois les missions  lui assignées  et fonctionnement.  Bref, l’activité à laquelle la presse était conviée a aussi eu pour motif de dissiper tous les malentendus entretenus à tort ou à raison autour des décisions parfois controversées de cette institution, sa procédure de saisine, ses moyens de coercition et la procédure de sanction.

Dans sa prise  de parole en présence du Recteur de l’Ifasic, Jean-Lucien Kitima, le président du Csac a commencé retracer la genèse de cette institution,  qui selon son aveu répond d’un besoin  profond  ressenti par la société congolaise au sortir du système monopartisme.

Le président du Csac  attiré l’attention de son auditoire sur l’amalgame  entre deux concepts que l’on peut  facilement prendre l’un pour l’autre. Il s’agit  de  la régulation et de la réglementation.

La régulation répond  à la volonté d’un secteur de s’organiser en instituant  ses propres normes pour son bon fonctionnement, alors que la réglementation  est de l’ordre étatique ou constitutionnel. Quant au Csac, d’après Bahala, il a reçu mission de la part du législateur  qui l’a institué entre autres de garantir et assurer  la liberté de la presse  dans les médias  tant  publics  que privés, assurer la protection des médias  mais aussi veiller à l’accès aux médias publics  pour tous les acteurs.

L’Abbé Bahala a confié aux étudiants  que le législateur a donné vingt-deux attributions  qui sont exercées à travers ses trois grandes commissions qui en assurent le fonctionnement au quotidien.

A la question de savoir si le Csac agit face à certains dérapages que l’on constate dans la presse, le président du Csac a dit privilégié une approche pédagogique afin d’amener les gens qui violent le code d’éthique et de déontologie à la raison.

Par ailleurs, au-delà des actions corporatistes, Bahala a affirmé que son institution se battait aussi pour redorer son blason terni à travers des actions de lobbying et de plaidoyer qu’il mène auprès du gouvernement afin que ce dernier assuré toutes les formes d’aides à la presse : les aides directes et indirectes. Cela, a indiqué l’orateur évitera à la presse et au journaliste la clochardisation. Il a enfin annoncé que le Csac était en pourparlers avec l’Unpc afin d’organiser dans un bref délai un deuxième congrès de  refondation de la presse qui aura pour but de clarifier les statuts cette structure  contestée  par certains journalistes qui  la considèrent comme un syndicat. Ainsi  au nom de cette liberté syndicale, estiment cette frange, chacun sera libre d’adhérer au syndicat de son choix.

VAN

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