Réforme des entreprises publiques : LAC et CMDC au fond du gouffre

            Le processus de transformation de 18 entreprises du Portefeuille en sociétés commerciales est fort avancé, ont indiqué des sources proches du ministère du Portefeuille. 
Il ne reste plus que quelques réglages juridiques et administratifs à opérer avant le 31 décembre 2010, date butoir fixé par le Premier ministre Adolphe Muzito.
            Mais tout ne semble pas marcher comme sur des roulettes pour ces entreprises de l’Etat : Gecamines, Sodimico, Okimo, Entreprise minière Kisenge-manganèse, Regideso, Snel, Cohydro, Sosider, Afridex, SNCC, Onatra, RVA, RVM, OCPT et Cadeco. La difficulté majeure enregistrée dernièrement, consistait à déterminer les capitaux sociaux de ces nouvelles sociétés commerciales. D’autres couacs jonchent encore le parcours de cette mutation profonde. Il s’agit de l’inscription de ces nouvelles sociétés au nouveau registre de commerce. Or, comme on le sait, pour être conformes à la législation, les statuts de ces sociétés commerciales doivent être dûment approuvés par l’assemblée générale des actionnaires.
            A ce sujet, l’opinion frileuse de ces transformations, et redoutant un bradage des entreprises de l’Etat, s’interroge sur l’identité et les apports de fameux actionnaires pour la constitution du capital social. Se sont-ils déjà signalés au Copirep ? Ont-ils dévoilé leurs capacités financières et leurs ambitions pour garantir la relance des activités de nouvelles sociétés commerciales ? S’ils n’ont pas encore été contactés, qu’adviendra t-il de ce dossier au cas où ils refusaient leur admission dans le capital social ?
            On rappelle que le Copirep avait organisé dernièrement, un atelier de validation du capital social minimum de ces nouvelles sociétés commerciales auquel ont été associés des experts indépendants. Tout ne fut donc pas résolu, comme on pouvait l’imaginer. Car, le processus de transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales se trouve buté d’autre part, aux difficultés financières auxquelles sont confrontées les entreprises du Portefeuille. En effet, un lourd endettement vis-à-vis des créanciers dont des banques commerciales, ainsi que de nombreux arriérés de salaires.
 
Le cas des Lac et de CMDC totalement désespéré
 
            Alors qu’elles font face à d’énormes difficultés de trésorerie, les  18 entreprises publiques ne parviennent pas toutes à couvrir le financement des opérations de diligence juridique, légale et financière, une ardoise que l’Etat-propriétaire n’est pas prêt à éponger. Il faut nécessairement trouver un financement extérieur qui risque d’alourdir l’endettement de ces sociétés.
            On peut rappeler à l’occasion qu’au cours de l’atelier de validation du capital social minimum, des aménagements comptables ont été exécutés et ont abouti à la fixation des montants réalistes du capital social minimum pour chaque entreprise du Portefeuille. Ce travail de reconfiguration des entreprises de l’Etat a dévoilé que le cas des LAC et de la CMDC est totalement désespéré.
Les Lac ne disposent plus d’aucune flotte. Un seul aéronef mis en exploitation aujourd’hui, le Boeing 737, ne peut garantir la rentabilité de cette entreprise.
            Il en est de même de la Compagnie maritime du Congo, la CMDC en sigle, qui est sans navire. Aucun coup de baguette magique ne peut aider à développer ses activités, dans cet état de dénuement de sa flotte.
D’autres pesanteurs empêchent la transformation de ces deux entreprises du Portefeuille en sociétés commerciales. Un personnel pléthorique, une mégestion caractérisée par la dilapidation des miettes provenant du paiement des frets et autres services, qui tombent au compte-goutte dans l’escarcelle de ces deux boîtes.
Faut-il entonner déjà le requiem pour ces deux entreprises ? On ne saurait le dire, mais toujours est-il que d’ici le 31 décembre 2010, aucune perspective enchanteresse ne pointe à l’horizon pour voir ces canards boiteux du Portefeuille transformés en sociétés commerciales. Quelle solution préconiser pour les sauver d’une mort inéluctable ?
                                            J.R.T.
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Rubrique : Nation
TGI/Matete : il occupe la parcelle de son frère de force
            KATUMBA NKIESE a demandé à titre symbolique  au tribunal de grande instance matete de dommages et intérêts la somme de 100fc à son frère et de quitter sa parcelle. Pour le reste, qu’il aille se trouver une autre parcelle qui sera propre à lui.
            En effet, KATUMBA NKIESE a acheté sa parcelle avec une maison depuis 2005. Etant diabétique, il avait une crise cardiaque qui lui avait bloqué à l’hôpital. Pendant ce temps, son frère est venu habiter cette maison avec sa femme, ses oncles etc. depuis 2006. Quand KATUMBA  sort de l’hôpital, il trouve son frère et les autres  sous son toit. Comme il était malade et qu’il voulait suivre ses soins médicaux, il a demandé à son frère de quitter cette maison puisqu’il voulait mettre des locataires et financer ses soins médicaux à l’aide de ces loyers. Le frère a refusé en disant qu’il ne pouvait plus quitter cette maison. Dans ce cas, il exigeait qu’on lui attribue une partie de cette parcelle. Il a ajouté que c’étais une entente entre les 2 frères. Donc, ils s’étaient mis d’accord que si NKIESE sortait de l’hôpital et qu’il trouvait sa parcelle en état, il pourra la morceler en 2.
            C’est ainsi que KATUMBA n’étant pas d’accord et ne reconnaissant pas cet accord, a saisi le tribunal de grande instance Matete assisté par ses conseils. Et bien que malade, il a eu la gentillesse d’inviter le tribunal à lui allouer des dommages et intérêts de l’ordre de 100fc et prié à son frère de quitter sa parcelle.
            Le tribunal après avoir entendu les deux parties, a pris cette affaire en délibéré.
 
Anto Matempu Tshinguta

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