Réduction des gaz dans l’agriculture : le «Nama» propose des pistes de solution

Des cadres et agents des ministères impliqués dans le secteur la question de l’agriculture, forêt et élevage se sont réunis en atelier à Kinshasa le 25 juillet. C’était dans le cadre du processus d’identification et de Formulation Participative de Mesures Nationales Appropriées d’Atténuation « Nama ». Le «Nama» est un projet de la direction du développement durable du ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme. Cet atelier était financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement.

En effet, les idées qui ont fait l’objet du débat au cours de cette rencontre devaient aboutir à la conception des projets qui doivent répondre à l’objectif de Nama qui est la réduction des émissions des gaz à effet de serre. L’agriculture et l’élevage font partie des activités humaines qui créent des effets néfastes  sur le changement climatique et la pollution de l’environnement en produisant le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Le méthane provient de l’élevage des ruminants, de la culture du riz, des décharges d’ordures, des exploitations pétrolières et gazières. Et, le protoxyde d’azote provient des engrais azotés et de divers  procédés chimiques.

 

Pour répondre à cette préoccupation majeure du monde entier, les agriculteurs congolais et les paysans doivent changer leur méthodologie du travail, en mettant sur pied des nouvelles techniques   répondant aux exigences de «Nama» qui est un processus mondial. A cet effet, ils doivent pratiquer « l’agriculture sans labour» et « l’agroforesterie ». L’agriculture sans labour se base sur les bions sans limite. Elle est exercée sans exigence de la déforestation c’est-à-dire sans couper les arbres mais en utilisant les feuilles et déchets comme fumier. Cette pratique est très rentable car, elle contribue au développement socio-économique de la population en créant des emplois.

«Cette nouvelle technicité permet d’augmenter l’économie du pays. Cette expérience a été vécue dans d’autres provinces du pays, et, elle était très appréciée. Cette pratique s’aligne dans les priorités du gouvernement », a martelé Trinto Mugangu, coordonnateur du projet.

 

Pistes de solutions

 

La réduction des gaz à effet de serre dans le secteur de l’agriculture exige : une bonne gestion des terres pour augmenter la séquestration du carbone, la restauration  des terres dégradées, l’amélioration des techniques de riziculture, l’amélioration des fertilisants et la sélection d’agro-carburants.

Quant au secteur de la forêt, il faut stopper la déforestation, encourager la reforestation, promouvoir une gestion durable des forêts et la valorisation énergétique des produits de la forêt gérée durablement. Il sied de noter que les participants ont élaboré quelques projets notamment : l’élaboration de la politique nationale de reboisement ; la réduction de l’emploi d’engrais minéraux azotés ; etc. Présent à cette séance, Clément Mbumba,  conseillé du ministre de l’environnement, a souligné que le gouvernement prend ses responsabilité en mains afin de contribuer à cette lutte mondiale de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dorcas NSOMUE

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