RDC-Ouganda : 78 mille réfugiés congolais candidats au rapatriement

La République Démocratique du Congo est prête à recevoir ses citoyens réfugiés en Ouganda. Telle est la raison principale de la signature des accords de la commission tripartite entre la République Démocratique du Congo représentée par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Adolphe Lumanu, et son homologue Stephan Oscar Malenga, ministre ougandais chargé des Catastrophes naturelles et des Réfugiés ainsi que le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés représenté par le représentant régional du HCR en RDC, Mohammed Boukry, hier, jeudi 28 juillet au Grand Hôtel Kinshasa.

Cette signature était précédée par les travaux de la Commission qui devait analyser les modalités de résolution du processus de rapatriement. Les travaux d’analyse de ces modalités par les experts du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés ainsi que les délégués de deux gouvernements ont duré 48 heures, soit du mardi 26 au mercredi 27 juillet.

A l’ouverture des travaux qui ont abouti à la signature du protocole d’accord entre les trois parties. Le Vice-Premier ministre a insisté sur l’importance du rapatriement de ses compatriotes car ces derniers représentent 56% de l’ensemble de réfugiés qui sont en Ouganda. Il a garanti à ces derniers que le sol congolais leur appartient et qu’ils doivent en jouir.

Il a  affirmé que « les sites qui doivent accueillir nos compatriotes sont sécurisés. Afin de sécuriser nos compatriotes, l’armée nationale s’emploie également à nettoyer les poches de résistance signalées ça et là en vue d’offrir une paix véritable à nos compatriotes… ».
Le Vice-Premier ministre a souligné que dans le cadre du programme de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés (Starec), des mécanismes de prévention et de résolution des conflits ont été mis en œuvre afin de permettre aux réfugiés congolais enregistrés en Ouganda et candidats au retour, de regagner le pays dans des conditions appropriées.

Il y a lieu de noter que la première signature des accords tripartites est intervenue le 29 octobre 2010 à Kampala. Pour le HCR, il y a plusieurs défis à relever par rapport à ce processus de rapatriement. Mohammed Boukry a souhaité que la tripartite l’Ouganda et la RDC soit inséré dans un cadre plus général, des processus avec d’autres pays voisins dont certains abritent des réfugiés congolais, mais aussi comptent des dizaines de milliers de leurs nationaux sur le sol congolais.
Des points centraux auxquels les travaux ont abouti sont :
– Formuler des modalités pratiques pour le rapatriement volontaire des réfugiés congolais installés en Ouganda ;
– Organiser les rencontres d’échanges entre les deux parties c’est-à-dire la RDC et l’Ouganda ;
– Développer le plan d’action de l’opération et de la facilitation des réfugiés volontaires
– Convenir d’une rencontre pour le travail de groupe technique et la commission tripartite pour l’adoption et la signature des modalités pratiques et le lancement de l’opération de rapatriement ;
– Focaliser les besoins pour les réfugiés en fonction de l’approche élaborée par les autorités et obtenir les documents nécessaires pour le retour des réfugiés en RDC.

Au nom de la politique de bon voisinage, les trois autorités représentant les différentes grandes institutions ont souligné que le retour en RDC pour ceux qui se sont réfugiés en Ouganda est volontaire. Car les deux Chefs d’Etat, Joseph Kabila et Museveni, ont déjà signé les accords de paix et la communion fraternelle entre les deux nations. Vers les années 70 et 80, le Zaïre, actuel République Démocratique du Congo avait accueilli plusieurs milliers de réfugiés ougandais, a indiqué Stephen Oscar Malenga, ministre ougandais.
Puisque l’opération de rapatriement est lancée à la veille des échéances électorales et après la clôture de la révision du fichier électoral, les 78 mille réfugiés ne sont ni électeurs, ni éligibles.
Ils n’auront pas le droit d’aller aux urnes, a souligné Adolphe Lumanu, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur.

Dorcas Nsomue

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