Rapport du Projet Mapping : le Renadhoc invite le Rwanda à coopérer avec l’ONU

« Le Rapport du Projet Mapping est un outil important  qui nous permettra de répondre à la problématique de l’incapacité temporelle de la Cour Pénale Internationale et de la discrimination des victimes des crimes imprescriptibles perpétrés en Rd Congo. Ce rapport formule une série d’options destinées à inciter le gouvernement de la Rd Congo à identifier les mécanismes appropriés de justice transitionnelle en vue de traiter les conséquences de ces violations, en termes de vérités, justice, réparation et réforme ». Ces propos sont ceux de la Fernadez Murhola, secrétaire exécutif  national a.i. du Réseau National des Ongs des Droits de l’Homme de la Rd Congo (Renadhoc)  tenu lors de son point de presse du lundi 06 septembre 2010, dans la commune de Barumbu.

          En effet, le Renadhoc s’est dit profondément préoccupé par la situation des droits de l’homme dans notre pays. Il a saisi la publication de ce projet pour exprimer son point de vue.

 Par la voix de son secrétaire exécutif national a.i., il rappelle au gouvernement du Rwanda que les violations des droits de l’homme ne pourrissent jamais, l’histoire est têtue, et qu’il est de son intérêt de coopérer pleinement avec les Nations Unies en acceptant volontiers les conclusions de ce rapport qui démontrent à suffisance la matérialité du génocide opéré par les militaires rwandais en Rd Congo contre les réfugiés hutu ; mais aussi et surtout contre les populations congolaises qui continuent à en être victimes jusqu’aujourd’hui sous d’autres facettes. A ce sujet, le Renadhoc encourage les Nations Unies et attend impatiemment la publication de la manière la plus formelle et la plus officielle de ce rapport, ce 1er octoblre 2010, pour que l’ensemble des défenseurs des droits de l’homme de la Rd Congo puissent s’en approprier. 

Que la justice soit rendue aux cinq millions de morts en RDC 

          Le Renadhoc invite le gouvernement de la RDC à saisir cette opportunité historique pour que justice lui soit rendue au profit de plus de cinq millions de Congolais sans défense tombés innocemment durant l’occupation militaire et politique dont notre pays a été victime de la part de ses voisins qui ne sont autres que Rwanda, Burundi et Ouganda, alors pays agresseurs. Il invite aussi toutes les forces vives de la RDC à remercier  les Nations Unies pour leur souci de réhabiliter la mémoire collective de la population congolaise à travers la publication de ce rapport qui ouvrira certainement la voie vers l’institution d’un Tribunal Pénal International pour la Rd Congo (TPI/RDC), tel que décidé au Dialogue Inter Congolais et souhaité de tous les vœux.

          Pour ce qui est de l’Affaire Chebeya, trois mois après son assassinat, le 2 juin 2010, le Renadhoc constate que rien ne marche sur le plan de l’enquête et du procès. Il demande, une fois de plus à la justice militaire de procéder immédiatement à l’arrestation à titre préventif de tous ceux sur qui pèseraient des lourdes présomptions de culpabilité, et ce, jusqu’au prononcé du jugement, pour leur implication présumé dans cet assassinat et dans la disparution de son chauffeur Bazana Edadi. Il invite toute la Société civile à la vigilance pour que les auteurs de ce crime soient punis par la justice à des peines proportionnelles à leurs crimes. 

SAKAZ

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