Radio Okapi : droit de réponse du CSAC

 

A Monsieur le Directeur de publication du quotidien «Le Phare»

C/° n°3392, Avenue Colonel Lukusa

à Kinshasa/Gombe

Monsieur le Direcreur,

Les membres de l’Assemblée plénière et du Bureau du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) ont lu avec intérêt l’article intitulé «Les Nations Unies protestent contre la décision de suspension de Radio Okapi par le CSAC» publié à la page 5 de votre édition du lundi 03 décembre 2012 et nous chargent de porter à votre connaissance les informations ci-dessous, qui vous permettront de réaliser l’équilibre de l’information que nous recherchons tous.

De prime abord,  vous serez d’accord avec nous qu’aucun pays au monde ne peut accepter de subir impuissant la violation massive, systématique et flagrante de ses lois, singulièrement dans des situations comme celle que vit actuellement la RDC du fait de la guerre.

Monsieur le Directeur, nous concédons aux Nations Unies cette disponiblité eu égard à leur «engagement de répondre à l’urgence humanitaire et sécuritaire que vit la population du Nord-Kivu».

Mais cela constitue-t-il une justification pour se servir de Radio Okapi tel qu’elle s’est évertuée à diffuser, à longueur des journées, des interventions comportant le non respect de l’autorité et des institutions légalement établies, des accusations sans preuves, la déformation des faits, en plus de l’invitation à la haine tribale, le manque de retenue, l’appel à l’insurrection et le parti pris?

De quel droit Radio Okapi, média audiovisuel opérant en RDC, doit-elle se soustraire à la loi et aux règlements du pays en refusant de déposer auprès du Régulateur ses grilles des programmes et son cahier des charges? Pire, refusé de répondre aux invitations du CSAC pour présenter ses moyens de défense?

Comme si cela ne suffisait pas, Radio Okapi n’a pas estimé important de prendre en considération la pertinence du contenu de la note verbale du Ministère des Affaires Etrangères qui, à travers la Délégation générale du Gouvernement chargée de liaison avec la Monusco, lui demande de se conformer aux lois et règlements du pays en déposant son cahier des charges au CSAC.

Enfin, Monseur le Directeur, nous demeurons convaincus que votre quotidien, dont l’effort de professionnalisme ne fait aujourd’hui l’ombre d’aucun doute, ne manquera pas d’éclairer le public sur la vérité des faits, présentés objectivement, pour le triomphe de l’idéal d’une information impartiale et équilibrée, et ce, en conformité au code d’éthique et de déontologie du journaliste congolais.

Toute la correspondance relative à ce dossier est disponible au Bureau du Conseil et sur le site officiel du Conseil : www.csac.cd

Cellule de Communication du CSAC

Leave a Reply