Protection des routes : le PARAU sensibilise les usagers

La protection des infrastructures routières revêt une grande
importance pour la population congolaise en général et les acteurs
routiers en particulier. A cet effet, le Projet d’Entretien et de
Réhabilitation des Infrastructures routières en République
Démocratique du Congo et d’amélioration de l’assainissement urbain à
Kinshasa « Parau », a organisé hier un séminaire d’informations et de
sensibilisation des acteurs du secteur routier. C’était dans le but
d’améliorer la prise de conscience de tous sur la protection du
patrimoine  routier national. Les travaux se déroulent dans la salle
des conférences du ministère des Affaires Etrangères. Démarrés
mercredi 13 juin, ils se terminent aujourd’hui. Plusieurs
personnalités congolaises et de  l’Union Européenne ont rehaussé de
leur présence la cérémonie, dont S. Piazzardi, représentant du chef de
la délégation de l’Union Européenne.
Mauzirio Filippi, Coordonnateur principal du projet Parau a lu le
mot de bienvenue. C’est Tania Menda, la chargée de Communication du
Parau, qui a fait à l’auditoire l’économie du projet. Cette journée
d’ouverture a connu trois temps forts : la présentation du projet
Parau, l’évolution du secteur des transports en RDC, le cadre
juridique et rôle des autorités politico-administratives. Dans son
intervention, Tania Menda a souligné que le projet Parau a pour
objectif de lutter contre la pauvreté d’une partie de la population
congolaise, en contribuant d’une part à améliorer les conditions de
vie et de santé des habitants de certains quartiers de la ville
province de Kinshasa et d’autre part, au rétablissement et à la
préservation durable des infrastructures routières afin d’améliorer
l’accès aux marchés et aux services sociaux et administratifs,
nécessaires à la relance socio-économique et  à la réintégration du
pays.
La quintessence de l’évolution du secteur des transports en RDC était
donnée par le prof. Dieudonné Mumba. Cette étude est partie du
transport primitif, c’est-à-dire de l’époque coloniale jusqu’à ce
jour. Le réseau des transports congolais a un problème sérieux, celui
de la liaison des provinces et de la connexion aux réseaux étrangers.
Ces deux facteurs font que certaines provinces congolaises ne soient
pas développées à cause de leur enclavement. Notons que près de 87
chefs- lieux de territoires demeurent enclavés sur un total de 158,
soit 53%. A ce stade, l’expert a relevé la problématique de
l’immensité du territoire congolais. Et, il pense que la
décentralisation vaut son pesant d’or.
Cependant, plusieurs éléments sont liés à la dégradation des routes
réhabilitées et en cours de réhabilitation. En dehors des raisons
techniques, on peut noter l’action de l’eau, l’intensité du trafic,
les actions combinées eau et trafic, la végétation et enfin les
humains.
S’agissant de l’homme, on note que les usagers de la route et la
population riveraine et environnante (les surcharges, les champs,
etc.) contribuent pour beaucoup à sa dégradation.

Les réalisations de Parau
Ce projet financé par l’Union européenne mène ses actions en RDC sous
deux volets : infrastructure et social. Pour le volet infrastructures,
le Parau couvre une sphère d’intervention de l’ordre de 2.641
kilomètres. Actuellement, 2.089 Km, soit 79 %, sont pris en charge.
Les voies suivantes sont réhabilitées : 246 Km sur l’axe
Nioki-N’selenga ; 27 Km Butela-Bokatola ; 30 Km Bokatola-Ingende  et
50 Km Masambio-Mongala. Au stade des travaux confortatifs, huit
tronçons routiers ont été pris en compte, etc.
Le séminaire en cours va mettre l’accent sur la protection des
infrastructures routières congolaises. Il attend des gouvernants et
gouvernés qu’ils prennent les choses en main et veillent à la
protection des ouvrages mis à leur service afin de promouvoir la
pérennité des routes.
Dorcas NSOMUE

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