PROTECTION DE L’EMBLEME DE LA CROIX ROUGE : Hauts fonctionnaires, acteurs sanitaires et conseillers ministériels mieux renseignés

croix rougeLe Comité International de la Croix Rouge « CICR » a organisé le vendredi 30 août 2013 au Cercle Français un séminaire sur la protection de l’emblème de la Croix Rouge à l’intention des hauts fonctionnaires, des conseillers ministériels et  acteurs sanitaires, y compris ceux des FARDC.

 Et avec comme objectif : amener les cadres administratifs et autres personnes  cités ci –haut à rapporter  les connaissances acquises le week end passé  auprès de leurs institutions et contribuer par la même occasion à l’adoption de la loi sur la protection de l’emblème.

 Les exposés de  Dieudonné Diku,  Claudine Mushobekwa, Annick Bouvier, respectivement assistant de la cheffe de la délégation du CICR en RDC,  conseillère juridique et coordinatrice du département de communication au CICR ont porté sur l’historique et la mission du CICR, les emblèmes des différents corps des métiers et des humanitaires, les soins de santé à administrer aux personnes en détresse……

Dans son mot de circonstance, Alessandra Menegon a rappelé le caractère apolitique  et impartial du CICR. Ce dernier porte assistance aux personnes en détresse et promeut du Droit humanitaire international « DIH ».  Les Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels auxquels la RDC est partie prenante déterminent  les conditions et les entités autorisées à utiliser l’emblème de la Croix Rouge, a fait observer la cheffe de la délégation du CICR en RDC.

 Une perception erronée

 Les emblèmes utilisés depuis le 19 ème siècle sont nés de la volonté de distinguer, d’identifier et de protéger, car perçus comme des symboles universels aux victimes des conflits armés , a-t-elle précisé.

Un peu partout dans le monde, on assiste à de nombreux abus en ce qui concerne l’utilisation de l’emblème de la Croix Rouge. les abus sont banalisés par de nombreux gens  en raison d’une perception erronée du symbole de la Croix-Rouge et les soins de santé.

Les premiers centres de santé ont été installés en RDC et dans d’autres pays africains à l’arrivée des colonisateurs par les sociétés nationales ou Croix-Rouge  de ces nations. Ces dernières utilisaient à juste titre l’emblème de la Croix-Rouge.

Dans les années qui ont suivi les indépendances, a précisé Alessandra Menegon, les structures médicales des pays africains dont certaines sont héritées des sociétés nationales de la Croix-Rouge continuent d’utiliser l’emblème de la Croix Rouge pour identifier les cliniques et les hôpitaux, renforçant ainsi l’association des signes aux soins médicaux. Cette pratique est devenue monnaie courante.

Elle  a évoqué ensuite l’existence du   draft relatif  à l’adoption de la loi sur la protection de l’emblème en RDC, précisant que ce texte a été transmis à la Commission de Réforme du Droit Congolais pour avis.

 Jean- Pierre Nkutu 

Leave a Reply