Projet de soutirage de l’eau de l’Oubangui pour le Lac Tchad : Kinshasa non saisi

Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature  et Tourisme, Bavon N’sa Mputu, a remis les pendules à l’heure sur le transfèrement de l’eau de l’Oubangui vers le Lac Tchad, envisagé dans une réunion tenu en Italie entre les pays du Bassin du Lac Tchad.

A la plénière d’hier mercredi 16 avril 2014 à l’Assemblée nationale, dans une question orale avec débat, lui adressée par le député Mpanana à ce sujet, le ministre a affirmé que le gouvernement de la RDC n’a pas été officiellement saisi du projet de soutirage de l’eau de l’Oubangui pour le Lac Tchad.

Le Ministre N’sa Mputu a précisé qu’une telle décision devait passer au referendum, conformément aux lois du pays. Il n’appartient pas au seul gouvernement de prendre une décision sur cette question d’intérêt national.

Ce membre du gouvernement a indiqué qu’il ne prendra aucune décision sans avoir les résultats des différentes études de ses experts et des experts étrangers.

Le ministre de l’Environnement a fait savoir qu’il y a d’autres possibilités pour transférer de l’eau dans le Lac Tchad qu’exclusivement par Oubangui.

Dans le débat, après ces précisions du patron de l’Environnement, le Mushinji a mis en garde le gouvernement sontre la guerre de l’eau à laquelle la RDC devrait faire face dans les prochaines années, après la guerre pour le contrôle de ses ressources naturelles pendant plus d’une décennie à l’Est.

Pour ce député, les relations entre les Etats étant régies par les rapports de force avec la RDC du fleuve Congo, deuxième plus puissant, au monde par son début devait se préparer militairement contre la convoitise de certains pays qui souffrent de la sécheresse comme le Tchad.

Martin Fayulu a estimé que la RDC ne peut en aucun cas céder ses eaux et les études devaient impliquer les grands experts pour savoir si le transfèrement aura des conséquences néfastes.

Tous les intervenants ont déplorés   qu’une réunion qui concerne le transfèrement de l’eau de la RDC se tienne en Italie sans l’implication du gouvernement congolais.

Jean Claude Vuemba a exprimé ses inquiétudes sur les conséquences fâcheuses d’un tel transfèrement sur l’éco système et le fonctionnement du barrage INGA.

Le député Awenze a déclaré que le Tchad devait trouver des solutions à ses problèmes de l’eau sans créer  des problèmes en RDC.

«La RDC n’est pas responsable de la sécheresse au Tchad», a-t-il martelé.

Maitre Matadi Nenga a rappelé que ce problème a été déjà posé au gouvernement congolais dans les années 80. En vertu du principe de la continuité de l’Etat le gouvernement devait se saisir du dossier au lieu  de le minimiser.

ERIC WEMBA et (Joëlle Kombe Ndjadi/Stg/UPN))  

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