Programme commun de l’Opposition : Vuemba secoue le cocotier

Jean-Claude Vuemba, député national élu du territoire de Kasangulu et président national du MPCR (Mouvement du Peuple Congolais pour la République) était face à la presse hier mardi 15 février 2011, au siège de son parti, sis avenue Kasa-Vubu n°63, dans la commune de Ngiri-Ngiri. C’était pour rendre compte des résultats de sa démarche visant l’unité de la grande famille de l’opposition face aux échéances électorales toutes proches. Faisant à sa manière l’état des lieux au niveau national, il a décrété une situation de non-Etat, marquée par la banalisation de l’insécurité en dépit d’un lourd passif de 5 millions de morts, la porosité scandaleuse des frontières, la confiscation des libertés individuelles, la non-satisfaction des besoins sociaux de base. Entouré de la Secrétaire Générale Christine Kabuya Masengu et du Directeur politique Christian Taty Nimy, il a stigmatisé aussi la débrouille pour l’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à l’électricité, à l’enseignement, à l’emploi ; la mégestion des finances publiques, le dysfonctionnement du gouvernement avec des ministres qui n’obéissent à personne et qui s’improvisent souvent gestionnaires des entreprises publiques, dans le but de se constituer un pactole pour la campagne électorale.

 

OCC : l’ingérence du
ministre Biando

 S’agissant des mœurs des ministres, Jean-Claude Vuemba s’est attardé sur le cas de celui du Commerce, Petites et Moyennes Entreprises, qu’il a accusé d’avoir monté une cabale contre le DG a.i. Albert Kassongo et son ADF en vue de piller en toute tranquillité l’OCC (Office Congolais de Contrôle). Selon lui, le dossier du détournement présumé de plus 4 millions Usd relevait de l’affabulation, ce montant représentant plutôt le solde du compte courant fiscal interne de cette entreprise arrêté au 13 octobre 2010 et le niveau des dettes fiscales et parafiscales de l’OCC vis-à-vis de la DGI, de la DGRK et de la DGRAD.
 A en croire l’élu de Kasangulu, le ministre du Commerce soutiendrait des dossiers nébuleux tournant autour de 6.746.000 de Francs Suisses représentant des actions fictives  de la SGS (Société Générale de Surveillance), du protocole d’achat des immeubles de la SGS pour un montant de 6 millions de Usd, de la commande fictive des matériels de laboratoires de plus de 2 millions Usd alors que leur valeur réelle est de 500.000 Usd, l’achat de badgeuses à hauteur de 78.000 Usd que personne n’a jamais vues à l’OCC, la signature d’un protocole d’accord destiné à détourné 45% des frais de prestation de cet office sur les produits pétroliers et dont 60.000 dollars ont déjà été versés au ministère du Commerce au titre d’acompte pour le mois de décembre, la commande suspecte des calendriers 2011 pour un montant de 125.000 Usd, à raison de 25 dollars pour un calendrier…
 Le même député a fait état des manœuvres de déstabilisation, par le ministre du Commerce, des directions provinciales de l’OCC au Bas-Congo et au Katanga, les plus juteuses de la République, dans le dessein d’y positionner ses pions. Jean-Claude Vuemba a promis de déposer, dès la rentrée parlementaire de mars, une requête auprès du Bureau de l’Assemblée Nationale en vue de solliciter la création d’une commission d’enquête sur la situation qui prévaut à l’OCC.

Le « Consensus de
Ngiri-Ngiri »

 Parlant du « Consensus de NgirNgiri », le président national du MPCR a rappelé l’adhésion massive des leaders et partis de l’opposition, à compter du 03 juillet 2010, à l’idée de la mise en place d’un large regroupement en vue de maximiser leurs chances pour la conquête pacifique et démocratique du pouvoir d’Etat. Selon lui, il a été entendu que ce regroupement se réaliserait d’abord autour des idées, quitte à ce que le leadership humain se dégage de lui-même par la suite.
 L’idéal partagé par tous est celui de l’élaboration d’un « Programme Commun de Gouvernement d’Alternance de l’Opposition pour 2011 ».  A ce propos, Jean-Claude Vuemba s’est engagé à prendre langue avec tous ses partenaires et à aller partout où l’appellerait le devoir de fédérer les forces vives de l’opposition. Programme commun de gouvernement, candidat consensuel, commission d’identification des leaders et partis de l’opposition, commission des candidats à la candidature, commission de gestion des ambitions politiques, élaboration des listes communes à tous les échelons des élections, désignation du porte-parole de l’opposition, table ronde de l’opposition…sont autant de sujets à discuter et creuser, sans tabous, entre opposants.
 La finalité du combat politique de la plate-forme devrait être d’impulser une majorité parlementaire, de manière à gouverner le pays autrement.
  Kimp.

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