Professionnels des médias et pouvoirs publics en concertation

A l’initiative de l’Ong de défense et de promotion de la liberté de la presse, JED (Journaliste en danger), avec l’appui de l’agence Internews Network, une table ronde réunit depuis hier mercredi 5 octobre les professionnels des médias et les pouvoirs publics autour du thème «La sécurité des journalistes pendant les élections».
L’ouverture des travaux de cette table ronde a eu pour cadre : la salle de conférences de la paroisse Notre Dame de Fatima.
Trois communications ont marqué la cérémonie d’ouverture officielle des travaux, à savoir : le mot introductif du Secrétaire général du Jed Tshivis Tshivuadi, l’allocution de la Directrice de l’agence Internews Network Mme Louise Brunet, ainsi que le discours d’ouverture du Représentant du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Aménagement du territoire.

Le Secrétaire général du Jed, a d’abord expliqué l’importance que revêt la question de la sécurité des journalistes, particulièrement en cette période cruciale de la tenue des élections.
Le but de cet atelier est de mettre ensemble les représentants de l’autorité politico-administrative et judiciaire impliqués dans le processus électoral, les représentants des médias ainsi que ceux de la société civile afin de les sensibiliser sur la nécessité de respecter et de faire respecter la liberté de la presse d’une part. Et de créer les conditions d’une couverture adéquate et la plus objective possible des élections, d’autre part.

Raison pour laquelle la présente table ronde s’assigne comme mission de prévenir tous les risques d’atteintes graves au travail et à l’intégrité physique des journalistes, par la mise en place d’un cadre de concertation réunissant Jed, les autorités en charge des questions sécuritaires et judiciaires, ainsi que les instances de régulation des médias en vue du traitement voulu rapide des cas de menaces ou d’attaques aux droits des journalistes.

En outre, Tshivis Tshivuadi a émis le souhait de voir cette table ronde servir de cadre permettant aux participants de réfléchir aux obstacles auxquels la liberté de la presse et la liberté d’expression se butent. Qu’il soit également l’occasion de réfléchir sur les voies et moyens d’assurer la sécurité aux journalistes en général, et singulièrement en cette période électorale. La Représentante de Internews Network a salué l’intérêt du sujet en promettant le soutien de son organisation aux médias congolais en cette période cruciale de la tenue des élections.
Louise Brunet a saisi l’occasion pour annoncer l’accompagnement de son organisation aux médias congolais non seulement pendant le déroulement des élections, mais aussi durant les quatre années à venir. Elle a dévoilé les grands axes du programme dudit accompagnement.
A son tour, dans son discours d’ouverture officielle des travaux, le représentant du Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur a souligné que la sécurité des journalistes et la protection de la liberté de la presse préoccupent au plus haut point les autorités publiques chargées de ces questions, particulièrement en cette période électorale.

C’est pour cette raison, a renseigné Louis Essambo, que des instructions précises ont été données par le gouvernement pour que les journalistes puissent travailler librement et en toute sécurité.
Au-delà des journalistes, a-t-il poursuivi, c’est l’ensemble de la population qui est concernée par les mêmes mesures de protection et de garantie des droits à la liberté de pensée et d’expression.

Il importe de signaler que plusieurs organisations professionnelles des médias ont pris part à cette cérémonie, à savoir : l’UNPC (Union nationale de la presse du Congo) dont la trésorière Mme Mulanga a fait la modération, l’OMEC (Observatoire des médias congolais) par son président Polydor Fortunat Muboyayi Mubanga, le CSAC par son président l’abbé Jean Bosco Bahala, l’ANECO (Association Nationale des Editeurs du Congo) par son Secrétaire général.
La Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo) était représentée par la responsable de la Division des droits de l’homme Raphaël Sherwin.

Dom

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