Procès des assassins de Mamadou Ndala : le chauffeur à la barre

Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo FacebookC’est une vraie marée humaine qui a envahi, ce mercredi 1er  octobre 2014, la Tribune du 8 mars de la ville de Beni où s’est tenue la première audience de l’assassinat du général Mamadou Ndala,  tué le 2 janvier de cette année. Tant attendue, cette audience s’est ouverte à 10h locales dans un climat électrique, sur fond d’une présence remarquable des forces de sécurité déployées pour la circonstance.

Présidé par  le colonel Joseph Maya de la Cour militaire du Nord-Kivu, l’affaire a vu défiler à la barre quelque 12 personnes sur le 21 qui sont en détention. Quant aux 9 autres, dont DjamilMukulu, patron des ADF (rebelles ougandais écumant la partie Est  de la RDC), ils  sont en fuite. Parmi eux, on cite notamment le major Viviane Masika qui, selon les témoins, était trop agitée le jour de l’assassinat. De grandes personnalités militaires de la région telles que le colonel IdelphonseNgabo en charge des renseignements et BizuruNgabo Tito, ancien commandant ville, se sont retrouvées aussi sur le banc des accusés. Le ministère public porte à leur charge la livraison d’information relative aux mouvements de Mamadou Ndala ou la participation indirecte à l’assassinat.

Quant aux       autres membres de la rébellion ougandaise de l’ADF, actuellement en fuite, ils seront aussi jugés par défaut comme tous les autres pour des infractions de terrorisme, non assistance en personne en danger, participation à un mouvement insurrectionnel, vol  simple et vol d’effets de guerre, a fait savoir l’auditeur supérieur militaire.

Dans un silence presque sépulcral, malgré  la foule nombreuse, le chauffeur a seul été entendu pour cette première audience qui portait essentiellement sur la confirmation des charges pour chaque accusé. Le chauffeur du feu général Mamadou Ndala qui durant plus d’une heure a comparu, fait partie de la bande des accusés d’avoir livré des informations sur le mouvement du général.

            Les autres accusés seront entendus ce jeudi à la cour siégeant en foraine à la même tribune où cette première audience a connu la présence des autorités militaires et civiles de la région spécialement du maire de la ville de Beni.

            Tué le 2 janvier dernier dans une embuscade tendue par des éléments armés non autrement identifiés, à la hauteur de la localité de Ngadi, à plus ou moins 10 kilomètres de la ville de Beni, le « héros de Goma » a été élevé au rang de général de brigade à titre posthume, ce jeune officier très prometteur mort à fleur d’âge, soit à 35 ans. Il est considéré comme un héros après avoir joué un rôle de premier ordre dans l’offensive FARDC ayant conduit à la défaite militaire de la rébellion pro rwandaise du Mouvement du 23 mars (M 23).

TshiekeBukasa

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