Prix de la liberté de presse Lucien Tshimpumpu : Ekambo Duasenge encourage les journalistes à présenter leurs oeuvres à temps

Avec l’organisation de cette 3ème édition, le Prix Lucien Tshimpumpu wa Tshimpumpu se donne l’ambition d’une activité para-professionnelle perpétuelle. Les membres du Jury s’en félicite et estime qu’il s’agit là d’une volonté positive d’encourager au sein de la profession une saine émulation et de promouvoir une fierté individuelle dans un corps de métier où les félicitations venant de l’extérieur sont si peu nombreuses.

            Depuis la 1ère édition de ce Prix, ses initiateurs qui sont les plus hautes instances de la profession dans notre pays, à savoir : l’UNPC et l’OMEC, ont toujours tenu à une composition représentative, dans le Jury, des principales institutions universitaires de formation journalistique.

            Car, l’indépendance morale des membres du Jury, ainsi que la souveraineté intellectuelle de cet organe délibérant, demeurent la garantie même de la crédibilité de ce Prix. La qualité des sélections à opérer, l’évaluation des dossiers, les arbitrages à réaliser ne sont pas des tâches toujours aisées en ce qui concerne l’évaluation d’un produit fini dont le public consommateur ne connait pas les ficelles de l’art, ni les cordes du génie.

Nous retrouvons donc dans le Jury des personnalités provenant notamment de : l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC), l’Université de Kinshasa (UNIKIN), l’Université Catholique au Congo (UCC), l’Université Pédagogique Nationale (UPN). Cette sensibilité multiple permet d’éviter une vaine et inutile querelle d’écoles, la profession étant en fin de compte le lieu en aval vers lequel ruissellent inévitablement toutes les sources pédagogiques en amont.

            Cela étant, il y a lieu de reconnaitre cependant que la spontanéité toujours souhaitée par le Jury n’est pas encore au rendez-vous. Pour une 3ème fois, les candidatures ne parviennent au Jury que les tout derniers jours. Et souvent, seulement lorsque l’organisation de la manifestation est annoncée dans les médias.

Or, ce Prix d’excellence se veut perpétuel. Et les professionnels devraient manifester leurs prétentions tout au long de l’année, chaque fois que leurs rédactions ou eux-mêmes sentent qu’ils ont produit une œuvre de haute qualité, pouvant servir de modèle à l’ensemble de la profession.

            Qu’à cela ne tienne, le Jury a eu le mérite de prendre les devants et donc de prévenir un tel retard. Le Jury n’a pas travaillé dans l’improvisation. Il savait déjà élaboré une méthodologie féconde et adaptée au rythme de travail de ses compatriotes.

C’est ainsi que les membres du Jury se sont mis en éveil et en situation d’observateurs depuis la dernière attribution des récompenses. Autrement dit, depuis une année, toute la production nationale est donc suivie. Le plus souvent, avec l’aimable collaboration de plusieurs organismes et centres qui réalisent le monitoring quotidien des médias congolais. La récolte a donc été suffisante, même si cela n’a pas été réalisé de façon égale tant pour Kinshasa que pour les provinces.

            Bien plus, la longue préparation de l’événement par le Jury a permis de contourner un obstacle d’ordre matériel important. En effet, au cours du dernier mois, le mois d’avril, qui est aussi celui des ultimes délibérations et arbitrages, plusieurs membres du Jury ont dû, pour des raisons d’ordre professionnel, se déplacer en dehors de la capitale. Alors, grâce aux nouvelles technologies, les dernières réunions du mois d’avril ont pu se dérouler en radio-conférence, tranquillement et correctement.

            Ainsi, pendant une trentaine de minutes par réunion en radio-conférence, le Jury a vaincu l’obstacle des distances et a pu organiser des échanges et discussions, avec certains membres présents à Kinshasa et d’autres à Bakou (en Azerbaïdjan), à Bruxelles (en Belgique), à New York (aux Etats-Unis) et certains autres à Mbandaka ou Beni, à l’intérieur du pays. L’expérience a montré que l’espace médiatique congolais ne se laisse pas enfermer dans un quelconque isolement.

Tout en félicitant les heureux lauréats de l’édition 2013, appel est déjà lancé pour la compétition de l’année 2014.

Bonne fête de la Liberté de la Presse !

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