Prisons de Ndolo et de Makala : les bénéficiaires de l’amnistie libérés hier

Centre-Penitentiaire-MakalaAprès l’annonce le samedi 19 avril au cours d’un point de presse animé conjointement par les ministres des Médias et de la Justice, les bénéficiaires de la loi portant amnistie ont effectivement recouvré leur liberté, hier lundi 21 avril 2014. Témoins de l’événement : les journalistes en leur qualité de relais pour que le grand public soit informé à travers les médias.

Pour ce faire, les principaux lieux de détention, en l’occurrence la prison militaire de Ndolo et celle centrale de Makala où étaient logés ces pensionnaires sans espoir d’être libérés, ont constitué des sites appropriés pour les hommes et femmes des médias de constater l’effectivité de l’application de la décision annoncée le week-end par la ministre de la Justice et Droits humains.

A la prison de Ndolo qui a constitué la première étape de la tournée, 11 prisonniers ont été libérés. Parmi les onze personnes qui ont recouvré la libérté à Ndolo, on a cinq membres de l’ex-mouvement armé dit M23, et six détenus pour le compte de Faustin Munene. C’est dans ce lot que se trouvait le journaliste de la chaîne de télévision Canal Congo/ antenne de Matadi dans le Bas-Congo, Cctv/Matadi, Patrick Palata qui a enfin retrouvé son foyer après plus de quatre ans passés en prison.

A Makala, la deuxième étape du tour effectué par la presse, 29 prisonniers éligibles au bénéfice de la loi portant amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels, ont été libérés. Leur composition se présente comme suit : 2 femmes, 15 militaires, 1 policier, et 11 civils.

Pour l’orateur principal ayant présidé cette cérémonie de libération, à savoir l’Avocat général de la République pour les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) chargé du suivi de l’application de l’amnistie, le Colonel Mputu, ce n’est qu’un début. Car, l’opération va se poursuivre pour tous les prisonniers éligibles au bénéfice de la loi portant amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels.

Pour cela, il demande aux détenus encore en prison de se calmer parce que leur tour viendra. Leurs dossiers sont en plein examen. Donc, pas de raison de s’inquiéter ou de s’agiter lorsqu’on est en droite ligne pour bénéficier de cette mesure de clémence.

Il importe de signaler que si les prisonniers civils ont immédiatement regagné leurs familles, cela n’a pas été le cas pour leurs compatriotes ayant commis des infractions sous la tenue. Bien que libérés, ils ont été plutôt conduits à la Cité Mama Mobutu, précisément au Centre de formation de l’INSS (Institut national de sécurité sociale) afin d’y subir des séances de récupération idéologique.

Il faut rappeler que cinquante prisonniers éligibles à l’amnistie, dont les dossiers ont été jugés conformes après examen, ont été libérées le week-end en marge de l’application de la loi portant amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels. L’annonce a été faite le samedi 19 avril 2014 par la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba. C’était au cours de la conférence de presse animée conjointement avec son collègue en charge des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Lambert Mende Omalanga.

Dom 

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