Préparation des élections du 28 novembre : la Ceni reste optimiste

Informer la population et la communauté internationale sur le déroulement du processus électoral pendant ce moment crucial de la vie de la nation rd congolaise : telle est la raison de la conférence de presse hebdomadaire instaurée par la Commission Electorale Nationale Indépendante tous les vendredis. Pour cette première de la série, c’est Matthieu Mpita, Rapporteur de la Ceni qui l’a animée, vendredi 2 septembre dans les installations de cette institution d’appui à la démocratie, au centre-ville dans la commune de la Gombe.

Cette rencontre avec la presse a en effet tourné autour des trois points essentiels, à savoir la situation des opérations dans les 170 bureaux de réception et de traitement de candidatures (Brtc) ; les préparatifs des élections du 28 novembre ainsi que les revendications de l’opposition politique qui comprennent entre autres points la gestion du serveur centrale ainsi que l’exigence de l’indépendance de la Ceni.

S’agissant de la situation dans les Brtc à travers le pays opérationnels depuis le 18 août dernier, le Rapporteur de la Ceni a signalé que malgré les dernières mesures d’assouplissements de conditions et la prolongation du délai accordé aux candidats par la Ceni, il y a très peu de candidats qui se bousculent encore pour déposer les dossiers alors que les formulaires ont bel et bien été retirés dans le temps.

C’est pour cela que Mathieu Mpita a vivement invité les postulants aux scrutins de novembre à venir le faire avant la date butoir et ne pas attendre le dernier jour afin de parer à tout désagrément.

Toujours dans ce chapitre, le Rapporteur de la Ceni a rappelé aux partis politiques leur obligation légale de porter à la connaissance de la Ceni l’existence de tout regroupement politique éventuel qui sera mis en place afin qu’elle sache à qui elle a affaire.
Raison pour laquelle la Ceni met en garde les Ong, associations de soutien, personnalités indépendantes à ne pas se confondre avec les regroupements politiques qui sont des partis politiques. Bref, la Ceni met en garde contre la tricherie d’ériger les Ong et autres en regroupement politiques.

Urnes, isoloirs et kits commandés

Quant à la préparation des élections proprement dites, il n’y a pas de souci. Mathieu Mpita a annoncé que la Ceni avait déjà passé commande de toute la quincaillerie électorale. Notamment, les urnes, les isoloirs, kits et tous les matériels nécessaires pour organiser les élections dans les conditions optimales. C’est la raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, la Ceni procédera dans les tout prochains jours au repérage de tous les sites qui devront abriter les 62 mille bureaux de vote prévu à travers le pays.
S’agissant des préalables de l’opposition, pomme de discorde entre la Ceni et cette famille politique, Mathieu Mpita a affirmé que le dialogue entre les deux partenaires est maintenu afin de vider toutes les inquiétudes et espère que cela va aboutir le 8 septembre prochain par la signature du code de bonne conduite par les membres de cette dernière.

Au sujet du serveur central, preuve de transparence exigée qui se trouve au cœur des marches de protestations de partis politiques dont l’Udps ainsi que de l’audit du fichier électoral, Matthieu Mpita a été rassurant. Pour lui, la Ceni attend toujours la désignation de deux ou trois experts de chaque camp politique comme convenu. Néanmoins, a ajouté le Rapporteur, la Ceni se refuse rde faire entrer n’importe qui dans ses salles de traitements des données, craignant une perte éventuelle des données, au moment où ses techniciens et les experts de la Monusco et internationaux sont occupés à mettre la dernière main sur les opérations qui doivent conduire aux urnes.

Répondant à une question sur la perte des données et autres anomalies dont la presse a récemment fait état, Matthieu Mpita est catégorique : c’est de la pure spéculation. Il n’en a jamais été question. La Ceni n’a déploré aucune perte. Pour rappel, Matthieu Mpita a fait savoir que les opérations de révision du fichier électoral ont été entourées du dispositif conséquent. Pour cela, chaque Kit, outre son disque dur interne était doté d’un autre externe dans lequel étaient également stockées les données.

En plus de disque, a signalé le Rapporteur de la Ceni, chaque bureau avait l’obligation de graver deux CD journaliers et trois CD hebdomadaires. Et même si on perdait les données numériques, a martelé Matthieu Mpita, la Ceni peut recourir aux formulaires de requérants qui donnent toutes les informations nécessaires. Donc pour la Ceni, aucune perte sèche ne peut être envisageable.
A propos de la publication des listes électorales et de la liste de bureaux de vote par la Ceni, Matthieu Mpita dit s’en tenir aux prescrits de la loi. En effet, pour les listes électorales, la loi oblige la Ceni à les publier 30 jours avant le début de la campagne électorale, tandis que les bureaux de votes sont rendus publics 30 jours avant le jour du scrutin.

Enfin, sur la sécurisation des élections qui doit être faite par la police pour éviter les tracasseries à la population, Matthieu Mpita a indiqué que la Ceni étudiait sérieusement avec ses partenaires comment alléger la procédure pour que le policier soit payé avant sa prestation et non après.

A.Vungbo

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