Pour une valise perdue : il réclame 500.000 dollars à Air-France et Kenya Airways

justice-balanceMulumba Mukaya Louis est en justice pour solliciter la restitution de son bagage de 27 Kilos, dont la valeur du contenu est estimée à 8.600 dollars US. Cette affaire en continuation, enrôlée sous le RCE 3443, oppose  le plaignant aux compagnies aériennes Air-France et Kenya -Airways.

Dans sa version des faits, l’avocat de Mulumba a rappelé que son client avait, en date du 17 juin 2013, pris un vol d’Air-France depuis Montréal, qui devait le conduire à Kinshasa. L’avocat a signalé que son client était en droit de solliciter la condamnation des deux défendeurs suite aux préjudices subis. Aussi, il a indiqué que le moyen lié à la litispendance soulevé par Kenya- Airways ne pouvait être reçu par le tribunal, car son client est en procès contre Air-France au niveau du TGI/Gombe.

Le même avocat a renseigné que dans la cause pendante au TGI/Gombe, c’est Air-France qui avait appelé Kenya Airways en intervention forcée.

Et au sujet de la perte de la valise sus évoquée, il a estimé que les deux transporteurs aériens en étaient entièrement responsables. L’avocat a demandé au tribunal de ne pas prendre en considération la demande reconventionnelle formulée par Kenya Airways puisqu’elle n’a pas sa raison d’être.

Dans sa réplique, l’avocat d’Air-France a souligné que le voyageur avait été transféré de Paris pour Londres. À partir de Londres, il avait pris place à bord d’un autre avion de Kenya Airways pour Kinshasa. Par conséquent, Air-France n’avait aucun intérêt à garder ce bagage.

De leur côté, les trois avocats de Kenya Airways ont fait savoir que s’il y a une société qui devait tenue pour responsable de la parte du bagage de Mulumba, c’est bien Air-France. Ils ont souligné que l’action était mal dirigée et précisé qu’elle devait plutôt être orientée vers Air-France.

A cet effet, ils se sont appuyés sur les Conventions de Varsovie et de Montréal pour démontrer que si il y avait réellement eu perte de bagage, il n’y a que le poids qui devrait être pris en compte et non son contenu.

          Ils ont également relevé que le TGI/Gombe avait été saisi le premier. Ils ont, pour asseoir leur argumentaire, brandi à l’intention du tribunal la lettre de  Mulumba écrite sous couvert de son conseil à l’intention de Air-France concernant la perte du bagage. Selon eux, cette lettre démontre qu’Air-France n’avait pas nié le fait.

         En conclusion,  ils ont sollicité la mise hors cause de leur cliente et une action reconventionnelle.

Melba Muzola 

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