Pour une paix durable à l’Est : nécessité de neutraliser aussi les nébuleuses MAI-MAI

mai-mai-2-for-articleC’est bien beau de se focaliser sur le M23 et Kigali son principal allié croyant que le retour de la paix dans cette partie de la République n’est possible qu’après leur neutralisation complète et définitive. Certes, l’attention de l’opinion est braquée sur ces deux éléments, dès lors que les nombreuses violations répétitives des droits humains sont commises par eux, sous prétexte de pourchasser les FDLR encore présentes en RDC accusées d’avoir commis le génocide au Rwanda en 1994.

Le régime au pouvoir à Kigali recourt régulièrement à ce prétexte jusqu’à en faire son fonds de commerce depuis le déclenchement de la guerre de l’AFDL en 1996. C’est pareil pour les autres guerres, dont celles déclenchées par d’autres mouvements politico-militaires créés délibérément par le Rwanda et l’Ouganda, notamment le RCD, le CNDP et le M23 qui ont eu des effets nocifs aussi bien sur les populations congolaises que les bandes importantes des réfugiés hutu rwandais ayant fui l’avènement du FPR au pouvoir au pays des Mille Collines. Sans compter les destructions méchantes de l’écosystème, des infrastructures industrielles, économiques, routières, des massacres répétitifs et les déplacements massifs des populations locales, les pillages des ressources naturelles.

         Cependant, force est de constater que certaines forces d’autodéfense et de résistance populaire, notamment les multiples mouvements dits MAI-MAI qui pullulent dans les territoires de l’Est et du Nord Katanga ne présentent pas un tableau reluisant. Loin s’en faut ! Selon des rapports rendus publics par les organes de presse nationaux et internationaux ainsi que les ONG de défense des droits humains, les atrocités infrahumaines sont commises par des éléments de ces forces d’autodéfense et de résistance locale. Autant pour des actions punitives contre des sujets autochtones accusés d’avoir collaboré avec les forces armées de l’occupation venues des Etats voisins de l’Est, autant pour se procurer des moyens de subsistance, tels les minerais, les produits d’exportation comme le bois, le café, etc.

         Des rapports confidentiels attestent que de nombreux mouvements dits d’autodéfense et de résistance populaire ont été créés par les services de sécurité extérieure de Bujumbura, Kampala et Kigali pour exécuter de sales besognes. D’une pierre, ces mouvements au service de l’occupant comme à l’époque de la deuxième guerre mondiale en Europe, réalisent deux coups. Primo: ils sont chargés de poser des actes de violence rarissime de nature à discréditer les mouvements armés locaux de lutte de libération, car agissant sous leur couvert après avoir réussi à les infiltrer. Dans les territoires de l’Est, que des fois n’a-t-on pas vu des mouvements dits MAI-MAI s’allier de façon très visible aux éléments des FDLR et de la NALU-ADF pour revendiquer des actes d’une rare violence commis délibérément sur des populations civiles locales non armées au nom de la lutte contre les agresseurs rwando-ougandais, permettant ainsi à Kigali de brandir son fonds de commerce de la guerre préventive contre les FDLR accusés des crimes contre l’humanité en 1994 au Rwanda.

         D’autre part, ces mouvements d’autodéfense et de résistance populaire au service de l’agresseur rwando-ougandais sont chargés de protéger les sites d’exploitation des ressources minérales au nom et pour le compte des commanditaires tapis à Kampala et Kigali. D’une manière générale, ces collabos des agresseurs rwando-ougandais sont rémunérés grassement pour réaliser ces sales besognes pour justifier ad vitam aeternam cette guerre d’exploitation et de peuplement sous prétexte de pourchasser les génocidaires des FDLR. Une guerre financée par les minerais du sang selon les divers rapports récents des ONG de défense des droits humains. Des rapports relayés par la presse internationale et locale qui ont fini par retourner l’opinion internationale à cause de l’océan de sang qui coule chaque jour dans ces territoires des quatre provinces, notamment le Maniema, le Nord et le Sud Kivu la province Orientale.

Des sanctions contre les MAI MAI collabos des agresseurs

Moralité : les négociations entreprises pour mettre définitivement fin à la tragédie qui se déroule dans ces quatre provinces, devraient intégrer  les représentants de ces mouvements dits MAI-MAI pour des solutions adéquates et durables. Car, les crimes qu’ils ont commis de sang sur des populations civiles et non armées sont d’une telle cruauté qu’ils devraient être sanctionnés au même titre que les dignitaires de ces deux Etats agresseurs, afin que cela ne se reproduise plus jamais et que les survivants des victimes innocentes soient soulagés.                                 F.M.

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