Pour 1000 naissances, 129 enfants tués par manque d’eau

Le Fonds des Nations pour l’Enfance (Unicef) a commémoré cette journée le lundi 22 mars 2010, dans une salle de conférence, située à son siège, dans la commune de la Gombe. Et en présence de plusieurs invités et experts dans ce domaine, venus démontrer l’importance de sauvegarder la qualité des ressources en eau, des tests de qualité d’eau et l’importance des programmes « Villages assainis » (VA) et « Ecoles assainies » (EA). Le thème de cette année insiste sur « Une eau propre en quantité pour un monde sain ».

Prenant la parole à cette occasion, Annie Fundi, technicienne d’assainissement et point focal adjointe du « Programme Villages Assainis » a souligné que sauvegarder la qualité des ressources d’eau douce s’avèrent un véritable défi à notre époque, particulièrement pour notre pays qui vit un paradoxe déplorable : seulement 22% de sa population a accès à l’eau potable. Et pourtant la Rd Congo, située au centre de l’Afrique, est le pays le mieux arrosé de l’Afrique, du monde,  durant toute l’année. Son fleuve « Congo », par son débit, est le premier en Afrique et le second dans le monde après l’Amazonie. Comment expliquer alors cette anomalie que seulement un Congolais sur cinq a accès à l’eau potable ? Pour remédier à cette anomalie, le gouvernement congolais, avec l’aide des partenaires en développement, a mis sur pied plusieurs programmes et inciter les bailleurs de fonds à investir dans ce domaines. Parmi ces programmes, figurent « Villages assainis » et « Ecoles assainies » pour inciter les communautés de base à se prendre en charges et à intérioriser l’importance de l’eau, de  l’assainissement et de l’hygiène de leur propre milieu et à l’école pour les élèves.

L’eau insalubre tue plus d’êtres humains que toutes les formes de violence, y compris la guerre

Par ailleurs, Brigitte Ntotimbe, point focal adjoint du programme « E.A. » s’est montré choqué du fait que 4000 enfants perdent leur vie à travers le monde par carence d’eau douce. En Rd Congo, sur 1000 naissances vivantes, 129 enfants meurent. Et le taux de mortalité infantile est classé 9ème sur l’échelle mondiale. Selon les statistiques, ces morts sont imputés principalement aux maladies telles que la malaria, la diarrhée, les infections respiratoires. Des maladies qui peuvent être évitées par un meilleur accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux comportements en faveur d’une hygiène adéquate. Pour répondre à cette urgence silencieuse, le gouvernement à mis sur pied les programmes « V.A. » et « E.A. ».  Car si un village devient assaini, les écoles de ces villages doivent aussi devenir, dans un souci de synergie, des endroits d’apprentissage de l’hygiène.

Annie Fundi, technicienne d’assainissement et point focal adjoint du programme « V.A. » a noté que le thème du jour veut attirer l’attention sur le fait que la qualité et la quantité des ressources en eau sont menacées. Comme le dit le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, l’eau insalubre tue plus d’êtres humains que toutes les formes de violences, y compris la guerre. Fundi regrette que seulement 22% de notre population ait accès à l’eau potable et 9% bénéficie des dispositifs adéquats d’assainissement. Et pourtant, conclut-elle, le défi pour la Rd Congo au niveau des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) est d’atteindre 24 millions de congolais supplémentaires d’ici 2015. (Ndlr : faute d’un recensement sérieux, les autorités estiment à 60 millions le nombre des Congolais).

Ces exposés, confortés par les explications supplémentaires du Dr Mavard, du service Hygiène de la Ville de Kinshasa ont été suivis par la projection d’un film sur les « V.A. » et « E.A. », déjà fonctionnels à travers le pays.  

SAKAZ

 

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