Plus de 500 écoles à construire en 4 mois : Matata, course contre la montre

ecole-Matata-copyL’atelier sur « L’internalisation du Plan Intérimaire pour l’Education (P.I.E.) », organisé pour trois jours (du 17 au 19 février 2014), au Centre de Recherche des Enseignants de Kinshasa (CREK), dans la commune de la Gombe, se clôture aujourd’hui. Les participants à ces assises ont été choisis parmi les autorités scolaires impliquées dans l’exécution du PIE, tant au niveau national que provincial, particulièrement à travers la trentaine des provinces éducationnelles – autrefois nommées divisions provinciales de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) – que compte notre pays.

            A la clôture, tous ces participants s’attendent à voir le Premier ministre venir en personne les conforter dans les instructions officielles reçues des experts invités par le ministère de l’EPSP. Cela prouvera à l’opinion publique la volonté de l’Exécutif national qui s’est engagé dans cette lutte pour l’instruction et l’éducation de la jeunesse en vue de matérialiser absolument la vision du Président de la République, Joseph Kabila, qui tient à faire de la RDC un pool d’intelligences et de savoir-faire en Afrique.  Dans cette lutte, la responsabilité du Premier ministre, d’Augustin Matata Ponyo, se trouve totalement engagée à côté du ministre de l’E.P.S.P., Maker Mwangu Famba.

            Dès lors, l’exécution du Plan intérimaire pour l’Education (P.I.E.) se présente comme une véritable gageure, un défi que se doit de relever le gouvernement. D’ailleurs, c’est de ce défi qui a provoqué l’organisation de ces assises visant la mise à la disposition du Comité de pilotage du P.I.E. des informations sur ce Plan pour en faciliter l’appropriation par la base et l’exécution sur terrain. A court terme, ce Plan se doit de réaliser la construction et la reconstruction d’au moins 1000 écoles primaires sur l’ensemble du territoire national, avant la fin du mois de juin 2014. Dans son bilan présenté en janvier devant la presse, le Premier ministre avait même précisé avoir déjà construit environ 450 écoles et comptait construire et réhabiliter le reste, environ 550 écoles, dans le délai imparti, donc pratiquement en 4 moismois. Ceci est un réel challenge dont l’urgence sur l’échiquier international est caractérisée par l’échéance de 2015, année fixée pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). L’éducation est l’un des paramètres majeurs pour apprécier l’atteinte de ces OMD. Même s’il n’est pas possible d’atteindre tous les OMD, Matata et son gouvernement tiennent à faire bonne figure dans le secteur de l’EPSP. Ils ont promis, dans un premier temps, de relever le défi de construire 1000 écoles avant fin juin 2014.

Construction et réhabilitation des infrastructures scolaires en RDC : un effort financier jamais consentis depuis l’Indépendance en 1960

En lançant l’opérationnalisation  du P.I.E, le 15 juin 2013, le ministre de l’EPSP s’était montré optimiste quant à  sa concrétisation. En effet, il l’était en tenant compte de l’approche participative et consensuelle que son ministère avait choisie pour traiter les grands enjeux de notre système éducatif et qui avait déjà aboutit,  en juillet 2012, à l’endossement du Plan Intérimaire pour  l’Education (P.I.E.) par toutes les parties prenantes, à savoir, le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers et la Société civile. C’est justement cet endossement par tous les partenaires qui a valu à la RDC son admission comme membre du Partenariat Mondial pour l’Education (PME), une institution mondiale regroupant les partenaires bi et multilatéraux de notre pays qui ont appuyé le Gouvernement dans la mise en œuvre de ce Plan. En juin 2013, le Partenariat Mondial pour l’Education appuyait la RDC avec 100 millions de dollars américains pour mener à bien son PIE. Le gouvernement Matata, loin de se contenter de cet appui, a réussi à mobiliser les ressources internes au profit du PIE, évaluées à 100 millions de dollars américains, cela sans tenir compte de diverses assignations budgétaires en faveur du secteur de l’EPSP. Cet effort, a souligné le premier ministre à maintes reprises, est sans précédent depuis l’accession de notre pays à l’indépendance.

Concernant la part du Budget national alloué au sous-secteur de l’EPSP, le ministre Maker Mwangu a retracé son évolution depuis 2007, lors de la visite d’Alice Albright, directrice générale du PME.  En effet, de 5,7% en 2007, cette part est passée à 13,8% en 2013 et à plus de 15% en 2014, s’approchant résolutment, a-t-il encore noté, de la moyenne de 20% en Afrique centrale. Il est donc souhaité que le Premier des ministres rassure non seulement les participants, mais toute la base impliquée dans l’exécution du PIE, sur ces efforts pour l’avenir de notre jeunesse et de notre pays.

SAKAZ

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