Plaintes croisées pour vol, dénonciations calomnieuses, arrestation arbitraire et imputations dommageables

justice-balanceCela n’arrive pas tous les jours, trois personnes ont comparu hier au Tribunal de Paix de Matete sous les RP 28810-28811 et 28872. KabengeleKabuya Bosco a été entendu pour l’infraction d’arrestation arbitraire, le sieur Lukangu David pour imputations dommageables et dénonciation calomnieuse et Kasongo Boniface pour vol ainsi que dénonciation calomnieuse.

            Assisté de son conseil pendant l’instruction de la présente cause, Kasongo Boniface s’est dit victime, le 7 septembre 2013 vers 18heures, jour du discours inaugural des Concertations Nationales, d’un enlèvement, puis d’une détention arbitraire commise par KabengeleKabuya Bosco. En effet, il se trouvait dans sa résidence, dans la commune de Limete lorsqu’il a vu surgir une Jeep chargée d’éléments de la police d’intervention rapide qui se sont emparés de lui avant de le conduire au niveau de leur siège situé dans la commune de Kasa-Vubu pour une audition. Il sera remis en liberté 48 heures après, soit le 9 septembre 2013. Lors de son audition sous tortures physiques et psychologiques, il a été surpris d’apprendre qu’il est accusé par KabengeleKabuya Bosco pour vol et tentative de vol, injures ainsi que menaces de mort.

            Pour lui, cette arrestation arbitraire a été commanditée par un général de cette police d’intervention rapide perpétrée sans mandat par des éléments sous ses ordres et accompagnés de Kabengele Bosco. Après, il a été déféré devant un officier de police judiciaire pour audition. Lui qui habite dans la Commune d Limete a été conduit manu militari au siège de la police d’intervention rapide dans la Commune de Kasa-Vubu. Cela, parce que KabengeleKabuya Bosco a préféré utiliser ses relations personnelles avec ce général de la police d’intervention rapide pour obtenir des pièces devant enrichir sa plainte.

            Pour sa part, M.Kabengele a rejeté ces accusations d’avoir recouru à la police d’intervention rapide grâce à ses relations avec un officier supérieur. Bien au contraire, a-t-l soutenu, il s’agissait d’une situation urgente du fait que Kasongo Boniface représentait une menace. D’où le recours au numéro vert de la police affiché sur les véhicules de cette police d’intervention rapide.

            En effet, M. Kasongo Boniface s’était opposé à l’érection d’un mur mitoyen sur lequel il comptait pour protéger sa maison des cas de vol en plus du fait qu’il s’illustrait par des injures et menaces de mort à l’égard de son épouse.

            Quant à la prévention d’imputations dommageables et dénonciation calomnieuse, KabengeleKabuya a dénoncé le fait que Kasongo Boniface, alors qu’il a opté au niveau de la police pour un arrangement à l’amiable avec promesse de ne plus déranger la quiétude de son voisin, s’est rebiffé une fois libéré pour soutenir qu’il a été arrêté arbitrairement. Même cas aussi pour Lukangu David, propriétaire de la parcelle occupée par Kasongo qui soutient la destruction méchante du mur mitoyen avec déplacement des bornes.

            Des accusations immédiatement rejetées par Kasongo Boniface et Lukangu David, car M. KabengeleKabuya Bosco a réellement détruit le mur mitoyen et procédé au déplacement des bornes. Une fois reconstruit, ce mur mitoyen s’est retrouvé collé à la maison de Lukangu.

 

Yves Kadima

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