Paul Bonga Bonga, le plus grand footballeur congolais, s’immortalise

paul bonga bongaLe football et ma passion en rouche. Sous titré : « Du Daring de Léopoldville au Standard de Liège ». Tel est l’intitulé de l’œuvre produite par Paul Bonga Bonga, footballeur congolais de renommée internationale, racontant les pages du football belge des années 60 et 70, au gré d’une sélection d’articles. L’auteur, rappelons-le, est connu pour avoir été le premier joueur de football africain à avoir été désigné dans le XI mondial du World Soccer Magazine, lors de l’année 1962. Il a disputé durant sa carrière plus de 100 matches entre 1957 et 1963.

 Fort de cette belle carrière, Paul Bonga Bonga livre ses mémoires à la postérité. Sa vie et son parcours sont racontés dans ce très beau récit autobiographique qui nous plonge plus de cinquante ans en arrière, quand le football n’était qu’un sport populaire, très loin du foot « business » d’aujourd’hui.

Paru le 26 août 2013, le bouquin est édité par Dagan Gnammankou Eds, dans la Collection « Mémoire ».

Paul Bonga Bonga, né le 25 avril 1933 à Ponthiersville (aujourd’hui Ebonda) dans la province de l’Equateur, au Congo Belge (devenu République Démocratique du Congo) et a fait l’essentiel de sa carrière en tant que milieu de terrain dans les années 1950 et 1960 au Standard de Liège en Belgique, club avec qui il a disputé durant sa carrière plus de 100 matches entre 1957 et 1963.

Il est connu pour avoir été le premier footballeur africain à avoir été désigné dans le XI mondial du World Soccer Magazine, en 1962 (avec Puskás, Pelé, Gento, Kubala ou encore Germano).

Ses débuts remontent en 1948 dans le Lion d’Or où il a joué pieds nus puis au Sporting, équipe du collège Saint Joseph de la paroisse Sainte Anne, avant de s’affilier en 1950 dans Union où il mettra ses premières bottines. Transféré en 1952 au FC Daring, Bonga Bonga y démarre une grande carrière. « C’est dans cette équipe que j’ai découvert la joie de jouer avec de brillants joueurs et amis comme le capitaine Balondo Major, Mayunga Max, Nganga Gaston et Androkwa », témoigne-t-il lui-même dans les pages de son livre.

En 1956, l’Association Royale Sportive du Congo-Belge et du Rwanda-Urundi, après avoir reçu de SM le Roi Léopold III le titre de Société Royale et par conséquent reconnue par l’Union Royale Belge des Sociétés de Football Association, jette les bases de la première équipe nationale en créant une sélection congolaise appelée « Les Lions ».

Au cours de la même année, celle-ci entreprend une tournée européenne notamment en Belgique. Une occasion pour Bopaul de faire exploser son talent. Sa magnifique prestation lors du match contre Standard donne aux dirigeants de ce club prestigieux une forte envie de s’assurer ses services. Les Liégeois et toute la Belgique, plus tard, n’auront jamais à regretter leur acquisition.

À l’issue de la tournée, Bopaul séduit la métropole. Convoité et sollicité par un journaliste sportif belge, il débarque, le 23 septembre 1957, à Sclessin, où il signe au Standard de Liège. La saison suivante, Standard retrouve une sérénité interne et visible sur le terrain et est sacré champion de Belgique.

En 1959-1960, Standard occupe de nouveau la 1ère place et Bopaul, génial meneur de jeu, est désigné meilleur joueur du championnat toutes nationalités confondues. Son intégration est spontanée, le public belge l’adopte

En 1962, il est élu deuxième joueur européen et arrache le Soulier d’argent dernière le célèbre Paul Van Himst. La même année, il fait partie de la sélection « Reste du Monde » avec le gardien hongrois Grosics, les arrières suédois Bergmark le brésilien Nilton Santos, l’Anglais Blanchflower et le Portugais Germano. N’a-t-il pas été le premier africain à figurer parmi les onze meilleurs du monde ?

1963, l’artiste infatigable est appelé au chevet du Sporting Club de Charleroi. Organisateur, technicien, fournisseur, Bopaul donne le ton nécessaire. Avec l’arrivée d’un 2ème Congolais, Ignace Muwawa, l’équipe remonte en Division I après un match de barrage contre Watterschel.

Après plus de 10 ans de bons et loyaux services rendus au football belge, Bonga Bonga décide en 1970 de mettre fin à sa longue et riche carrière en opérant un dernier virage dans FC Tubize en division II en qualité de joueur – entraîneur.

De retour au pays en 1972, il entraîne le CS Imana (débaptisé Daring Club Motema Pembe en 1985) avant d’occuper le poste de Président Sportif. En 1991, il est nommé Directeur Technique National de l’équipe nationale, les Léopards. Il est porteur d’innombrables titres honorifiques dont la médaille d’or du mérite sportif, Médaille d’or de l’Association Royale Sportive du Congo Belge (1956), Plaquette et Prix de l’effort Sportif de la ville de Liège (1961), Médaille d’or trophée Pappaert (journal Les Sports de Bruxelles) en 1962, Médaille de bronze du ministère de la Santé et de la Famille de Liège, Soulier d’argent (2ème Meilleur joueur européen) Médaille d’or / mérite sportif Congolais en 1976, etc.

Il convient de noter que Paul Bonga Bonga a été aussi Président du CS Imana en 1981 et entre 1984 et 1991 du DC Motema Pembe, Directeur Technique National et Membre de la Fédération congolaise de football association (FECOFA).

Tshieke Bukasa

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