Parlement Panafricain : Roger Nkodo Dang en plaidoyer à Kinshasa

Premier vice-président du bureau du Parlement Panafricain, Roger Nkodo Dang a animé hier jeudi 13 févier un point de presse dans la salle Kivu du Palais du peuple. C’était au terme de sa visite de travail de trois jours, du 10 au 13 février 2014, en République Démocratique du Congo.

L’orateur a dit qu’il fait la ronde des pays de l’Afrique centrale au nom desquels il occupe le poste de 1er vice-président de l’organe législatif continental, en vue de s’enquérir des problèmes qui touchent le développement de l’Afrique afin de les couler sous forme des propositions qui feront l’objet des discussions au prochain sommet des chefs d’Etat de l’UA.

Il a expliqué le fonctionnement du parlement panafricain, et reconnu que cet organe de l’UA est mal connu de la plupart des peuples africains.

C’est ainsi qu’il s’est dit convaincu que si on interrogeait de manière empirique 5 Kinois, 4 d’entr’eux répondront qu’ils n’ont pas la connaissance du parlement panafricain.

            Voilà pourquoi, a-t-il déclaré, il est temps de mener cette mission de plaidoyer afin de faire connaître l’organe législatif de l’UA.

Quant à son fonctionnement, le Camerounais Nkodo Dang a signalé que chaque pays a 5 représentants au sein de cette institution. Son bureau est composé d’un président et de quatre vice-présidents.

            L’Afrique est divisée en cinq zones, à savoir : Est, Ouest, Centre, Nord et Sud. Ainsi, quand le président est ressortissant d’une zone donnée, les quatre restantes ont chacune une vice-présidence. C’est dans ce cadre qu’il représente l’Afrique centrale.

            Il a renseigné, à ce sujet, que l’Afrique centrale, qui compte actuellement huit Etats, est la moins peuplée de toutes. C’est pourquoi elle est souvent préjudiciée au vote face aux représentants de quatre autres zones.

            En ce qui concerne la République démocratique du Congo, il faut signaler que le pays est représenté par deux sénateurs et trois députés.

Les représentants de la chambre haute sont le questeur adjoint Ignace NdeboaKanda et Aubin NgongoLuwowo. Et du côté de la chambre basse, on a : Janet Kabila, Patrick Mayombe et le professeur Samana.

            Hélas, s’est exclamé le 1er vice-président du parlement panafricain, sur les 53 Etats qui composent le continent noir, il n’y a que 17 pays qui siègent jusqu’ici dans ce parlement avec voix consultative et facultative. Car, n’ayant pas le pouvoir de légiférer à l’instar des parlements nationaux. Il se limite à faire des propositions aux chefs d’Etat pour qu’ils en débattent lors des sommets. Encore, faut-il que ces derniers les entérinent ? Parce qu’ils ont la latitude de les accepter ou de les rejeter.

            Toutefois, le représentant de l’Afrique centrale au bureau a laissé entendre que malgré le fait d’être préjudicié en termes numériques, la voix de la région parvient à être écoutée grâce aux arguments massue de ses représentants. C’est le cas de l’agression dont la Rdc est victime de la part de son voisin rwandais.

            Après avoir réussi pendant  des années à faire passer leurs mensonges auprès des autres délégués en faisant croire que ce qui se passe en Rdc est un problème congolo-congolais, les délégués rwandais ont fini par être rattrapés.

            Dernièrement, lorsque les Congolais ont pris la parole pour expliquer la situation de l’Est de leur pays, en se basant sur le rapport des experts des Nations unies affirmant l’instrumentalisation par Kigali des conflits armés dans l’Est de la Rdc, les Rwandais ont dû quitter la salle parce qu’acculés, et à court d’arguments. Ce qui a créé un incident diplomatique de sorte que leur image se trouve désormais ternie auprès des autres représentants.

Dom

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