Pakadjuma : un site qui mérite de disparaître

La pluie est un phénomène naturel qui apporte du bonheur aux uns et rien que des pleurs aux autres. Pendant que certaines personnes souhaitent qu’il tombe une grande et forte pluie à la fin d’une journée pleinement ensoleillée, d’autres par contre supplient le bon Dieu pour que ce «cauchemar» ne devienne pas une réalité.

         Cette peur est essentiellement due aux dégâts innombrables causés par les pluies diluviennes à certains endroits où des maisons entières se retrouvent inondées par les eaux. C’est le cas du site Pakadjuma, dans la commune de Limete, de décor qui se plante à cet endroit est tout à fait déconcertant. Ces constructions anarchiques sont faites essentiellement en bois, en sachet, en tôle et même en carton. Après une grande pluie, les parcelles et les avenues se transforment en piscines et les enfants prennent même plaisir à nager au milieu des ces maisons en carton qui finissent par flotter sur l’eau pratiquement boueuse.

         Malheureusement, en dehors d’être un site anarchique et de regorger une insalubrité criante en son sein, Pakadjuma cache également une autre image plus noire et plus dangereuse. Il est compté parmi les endroits où l’insécurité et la prostitution battent leur plein. Des bandits, des kuluna, des délinquant, et d’autres malfrats qui troublent la sécurité dans la ville, habitent ce quartier. Dès que la nuit tombe, il est impossible de s’y promener librement. La nuit, vous avez peur de vous faire attaquer non seulement par des bandits, mais aussi par des prostituées qui voient en vous une rivales si vous êtes une femme.

         A des heures creuses, lorsqu’un homme passe sur une des avenues avec une fille, certaines de ces prostituées se permettent même de taper sur cette dernière, qui selon elles, est un obstacle à leur commerce. Dans leur entendement, tous les hommes qui empreinte leur chemin est à la recherche d’une cliente.

         Plus grave encore, ce sont les mêmes bicoques où elles habitent avec souvent une ribambelle d’enfants  qu’elles utilisent comme chambre d’hôtel, une fois le «poisson» attrapé. Une situation déplorable et révoltante qui crée intentionnellement un climat d’éducation dégradante pour les enfants qui naissent et grandissent dans des telles endroits.

Etant un site au départ anarchique, et suite à toutes ses antivaleurs qu’il entretien, il est indispensable et impératif que Pakadjuma disparaisse de la ville de Kinshasa et soit rasé totalement. Il s’agira pour les autorités de la ville de délocaliser ces populations sur un autre site qui soit plus approprié, afin d’assainir réellement la ville et mettre fin à des telles antivaleurs.

                                                                                                                                   Maroy

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