Où sont passés les militaires du M23 ?

m23 (1)Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Ce vieil adage demeure non seulement d’actualité, mais vient également de faire ses preuves à l’Est de notre pays en rapport avec la nouvelle guerre imposée à la Rdc depuis mai 2012.

Alors que l’opinion attendait voir des milliers d’hommes armés qui combattaient derrière la fameuse rébellion du M23, être capturés et présentés au public à l’issue des combats qui les ont complètement mis en déroute, c’est la surprise !

A la place, les Congolais et tous ceux qui ont choisi la Rdc comme leur seconde patrie ont seulement constaté que l’armée régulière récupérait des localités à l’issue des combats, mais sans qu’on voie leurs anciens « maîtres occupants ». Où sont-ils passés, eux qui ont terrorisé la population pendant près d’une année et demie en perpétrant des violences sexuelles sur des femmes et jeunes filles et en pillant les ressources naturelles de la RD Congo ? C’est la question que l’opinion ne cesse de se poser au regard de l’évolution de la situation.

Pour les analystes avertis et observateurs, il n’y a plus de doute que des rébellions qui « germent » de manière récurrente dans la partie orientale de la Rdc sont bel et bien la fabrication de ses voisins rwandais et ougandais.

            Pour rappel, ces aventures remontent à août 1998 avec la création du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) qui s’était transformé en CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) à la faveur du refus de certains de ses officiers de rejoindre Kinshasa, siège des institutions nationales, dans le cadre de la réunification du pays après le Dialogue inter congolais.

            Et le cycle ne s’était pas limité là. Le CNDP toujours inassouvi malgré moults avantages obtenus à la faveur du très tristement controversé accord du 23 mars 2009, puisque ayant un agenda caché, décida curieusement de se métamorphoser en M23 !

Ce qui explique que ce dernier-né de la longue chaîne d’aventures à la solde de Kigali et de Kampala, ne s’est pas gêné de réclamer d’on ne sait par quelle magie la paternité de l’application de l’accord du 23 mars 2009 dont il n’était pas signataire. Car, le M23 n’était pas encore né !

            En outre, il est bizarre de constater que toutes ces soi-disant rébellions ont un dénominateur commun dans leur revendication, à savoir : intégration de leurs officiers et militaires dans l’armée régulière avec leurs grades et être déployés aux endroits de leur choix notamment dans les provinces du Nord et Sud Kivu.

Aujourd’hui, on comprend facilement pourquoi tout était boutiqué dans le but d’anéantir le système de défense, et par ricochet celui de sécurité de la Rdc, par l’infiltration dans son armée des individus qui n’ont rien de Congolais. Objectif : espionner en vue d’affaiblir définitivement le pays au plan de la défense et de la sécurité.

D’ailleurs, c’est cette question qui a constitué le goulot d’étranglement dans les pourparlers de Kampala entre le gouvernement et le M23.

            C’est ici qu’il faut inviter la communauté internationale à tirer, à partir de ce jour, la leçon pour ne plus être tournée en bourrique par le Rwanda et l’Ouganda dans leurs mésaventures de la création des pseudos rébellions dans la partie Est du Congo.

Dom   

Leave a Reply