Opération recouvrement forcé des vignettes automobiles de la DGRK : demain mercredi, casse-tête pour le transport en commun

DGRKKinshasa s’apprête à connaître à partir de demain et dans deux semaines d’affilée, des journées où le transport en commun sera un véritable nœud gordien pour les travailleurs, les commerçants et même pour les écoliers et les étudiants. Et pour cause! C’est demain que démarre l’opération dite de recouvrement forcé des vignettes automobiles initiée par la DGRK pour les exercices fiscaux passés. Une opération qui va s’étaler sur deux semaines. Des équipes des agents recouvreurs de la Direction générale des recettes de Kinshasa appuyés par des éléments de la Police de circulation routière seront déployées dans les ronds-points importants de la ville. Les véhicules en circulation devront se soumettre au contrôle de leurs vignettes automobiles des exercices fiscaux écoulés, sous peine de voir les documents de bord saisis et leurs engins placés en fourrière aux différents postes de police.

            C’est par crainte des aléas de cette opération musclée que les chauffeurs dont les véhicules ne sont pas en règle avec le fisc, vont sécher les routes, préférant garer leurs engins dans des parcelles. Et ce sera le calvaire pour les usagers de transport en commun devant rejoindre leur lieu de travail dans différents coins de la ville. Il en est de même des ménagères qui se rendent dans des marchés urbains éloignés de leurs lieux de résidence, tout comme des élèves et des étudiants.

            Des bousculades aux arrêts de bus seront observées à l’arrivée de premiers taxis ou minibus. Même les motos seront mises en contribution pour soulager le calvaire de ces usagers de transport en commun. N’oublions pas aussi que les motocyclettes, ces véhicules à deux roues, sont aussi concernées par la même mesure de recouvrement forcé.

            Sachons que la DGRK qui est une régie financière rattachée à la ville de Kinshasa, tient donc à recouvrer les taxes relevant des vignettes automobiles des exercices fiscaux écoulés. Il est vrai qu’elle avait lancé une campagne de sensibilisation pour le paiement volontaire de ces obligations fiscales auxquelles doivent se plier les propriétaires des véhicules en circulation dans toute la ville de Kinshasa. Car, l’Hôtel de ville de Kinshasa a vu ses assignations budgétaires revues à la hausse pour atteindre 103 milliards de Francs congolais. C’est un effort titanesque exigé au gouvernement provincial pour pouvoir répondre aux nombreux défis d’investissement dans les différents secteurs d’activités.

            Le délai de grâce accordé aux usagers de la route, particulièrement aux automobilistes, est arrivé à terme aujourd’hui 7 octobre 2014. Et c’est demain que cette opération va se déployer à travers toute la ville de Kinshasa,  surtout aux ronds-points importants ou sur des tronçons très fréquentés. Et cela comme on peut s’en rendre compte, va occasionner des embouteillages monstres aux heures de pointe.

            Les observateurs pensent qu’au moment où l’Hôtel de ville veut résoudre un problème important pour le renflouement de ses caisses, il ne faudrait pas que cette opération puisse créer d’autres problèmes. Notamment la pénurie des véhicules commis au transport en commun.

            A ce sujet, le gouvernement provincial ferait œuvre utile en mobilisant le maximum de son charroi de minibus pour assurer le transport des Kinois. Ces minibus pourront combler le déficit des moyens de transport qui sera observé certainement demain mercredi 8 octobre. Et ce serait là une réponse apportée par l’Hôtel de ville, au besoin de mobilité des travailleurs, des ménagères, des écoliers et des étudiants. On éviterait ainsi une sorte de paralysie qui handicaperait de milliers des Kinois appelés à se déplacer en masses dans toutes les directions, dès l’aube jusque tard la nuit.

J.R.T.     

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