Opération Kin-propre : ça sent la sélectivité !

Cela fait deux mois qu’on assiste à des pleurs et grincements des dents à Kinshasa depuis que le gouvernement a lancé l’opération de nettoyage de la ville dénommée « Kin-propre ».Des restaurants, cabarets, kiosques à boissons sucrées et ceux alloués à la vente des cartes prépayées, des boutiques et autres alimentations de quartiers, des étalages installés le long des voies publiques, voire des marchés entiers fonctionnant dans l’anarchie sont tombés victimes de cette opération visant l’assainissement de la ville.« Dura lex sed lex » (la loi est dure, mais c’est la loi), disent les latinistes. Cependant, a-t-on constaté, l’opération semble ne pas se dérouler de la même manière partout.

A certains endroits, tout se passe sans exception dans ce sens que quiconque se trouvant dans le rayon concerné y est délogé sans préavis.
Ce qui n’est pas le cas à d’autres endroits où la façon dont l’opération est menée ouvre la voie à la spéculation. On éprouve du mal à comprendre le choix opéré par les éléments de la police commis à l’exécution de la tâche. On remarque que certains commerces n’ont pas été touchés malgré leur emplacement litigieux. Pendant que dans le même rayon ou non loin de là, voire à côté le balai de la police est passé !
 
Une situation qui, comme il fallait s’y attendre, ne pouvait que révolter les victimes de l’opération. Surtout que certaines parmi elles, ne vivaient que de leurs petits commerces dont ils n’ont plus la possibilité d’exercer parce que tout a été cassé.
C’est ici l’occasion d’interpeller l’autorité, singulièrement celle qui mène l’opération de s’en tenir à la mesure. Car, la loi doit s’appliquer à tout le monde de la même manière, sans exception. Sans cela, on verse ni plus ni moins dans les sentiments avec toutes les conséquences que l’on peut s’imaginer.
Par ailleurs, il importe de souligner la réaction d’un galonné de l’armée qui, face aux menaces des jeunes du quartier de piller son alimentation installée dans un conteneur si jamais on ne l’enlevait de l’avenue à l’instar des maisons d’autres victimes, a choisi la voie de la sagesse.
 
L’histoire s’est déroulée le mardi 5 juin dans la soirée sur l’avenue des Forces armées (ex-Haut commandement) où des jeunes gens victimes de l’opération Kin-propre, n’ont pas supporté de voir le conteneur d’un officier des Fardc installé dans le même rayon que toutes les autres maisons cassées, épargné le balai de la police. 
 
Dom 

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