ONC : la bataille de la protection du patrimoine lancée

 

A l’image d’autres villes du pays, Bukavu vit aussi à sa manière l’anarchie foncière. Celle-ci touche aussi bien des personnes physiques que morales. Parmi ces dernières, il convient de citer l’Office National du Café (ONC). C’est pour faire face aux prédateurs de son patrimoine foncier que le Comité de gestion de cet établissement public piloté par Emmanuel Kangwenye Demas vient de lancer la bataille de sa sécurisation.

          Les observateurs attestent que l’action menée à cet effet au chef-lieu du Sud-Kivu, sur l’avenue Michombero n°21/23, dans la commune de Bagira, sur l’axe routier menant à l’aéroport de Kavumu, mérite d’être saluée. En effet, grâce à l’expertise des Etablissements Baraka, ceux-ci ont réalisé, les travaux de clôture de la concession de l’ONC ainsi que de cinq parcelles contiguës à cette dernière ont été réalisés à la satisfaction générale. Ce vaste espace de terres, indique-t-on, était sur le point d’être effacé du domaine foncier de cette entreprise de l’Etat. Le plan de cannibalisation de ce terrain a échoué grâce à la diligence mise dans la conduite des travaux de protection.           

            Il convient de souligner que l’intervention des Ets Baraka dans le dossier de la sécurisation de la concession de l’ONC a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Pourtant, les archives de cette société indiquent qu’un appel d’offres avait été lancé selon la procédure requise en la matière. Le Conseil d’Administration de l’ONC, le ministère de l’Agriculture et Développement Rural ainsi que toutes les structures impliquées dans la gestion de cette entreprise étaient au courant du dossier et avaient donné leur aval pour la signature du contrat.

            En principe, il n’y avait pas de raison de s’agiter mais des pêcheurs en eaux troubles ont tenté d’intoxiquer le personnel pour troubler la paix sociale à l’ONC.

            Mais la campagne de dénigrement orchestrée contre la haute direction de cette société d’exploitation et de commercialisation du café n’est pas allée loin. Cadres et agents, rassurés par la réhabilitation de l’outil de travail, la politique de sécurisation du patrimoine et la normalisation de paie (apurement d’arriérés de salaires), la bonne gestion des ressources financières, ont fait bloc derrière leur comité de gestion. Résultat : tout le monde regarde dans la même direction pour sauver le patrimoine foncier des griffes de prédateurs et accompagner les efforts de relance de la production caféière.

            Source de rentrées fortes en devises étrangères à l’époque coloniale ainsi que durant la décennie ’70-’80, le café congolais devrait retrouver ses lettres de noblesse et recommencer à booster le développement national, comme par le passé. Après le coup de force réussi dans le concession de l’ONC située dans la périphérie de l’aéroport de Kavunu, sa direction générale compte sur le soutien des députés nationaux du Sud-Kivu, les notables ainsi que toutes les bonnes volontés provinciales pour la sauvegarde de son patrimoine.

Kimp

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