Olenghankoy exige un dialogue autour de Kabila et Tshisekedi

olengambwa« Le dialogue, l’arme des puissants et des sages » : le président National des Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité (FONUS) a fait sien cet adage du patriarche Nelson Mandela dans sa longue lutte contre le régime  de l’Apartheid en Afrique du Sud, pour exiger un dialogue autour de Joseph Kabila, Chef de l’Etat, et Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS, qu’il considère comme les acteurs principaux de la crise que connaît la République Démocratique du Congo depuis les élections controversées de novembre 2011.

Absent de toutes les assises organisées par ses pairs de l’Opposition en vue de préparer ce palabre national, Joseph Olenghankoy a fait remarquer au cours d’un point de presse qu’il a animé hier jeudi 25 juillet 2013 au siège de son parti, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, que la crise congolaise tire ses origines des fraudes électorales du 28 novembre 2011.

Son dénouement, selon lui, nécessite un compromis politique entre l’actuel président de la République, Joseph Kabila, et Etienne Tshisekedi, qui se considère toujours comme le véritable vainqueur du scrutin du 28 novembre 2011 en RDC. Pour cet enfant terrible de l’Union Sacrée des années’90 sous le régime de Mobutu, tous les Conclaves dits de l’Opposition ne  sont que des pièces de théâtre, des fora de diversion imaginés par des acteurs politiques en mal de positionnement, qui ne visent rien d’autre que le partage du gâteau à l’issue de ce dialogue, en vue de rentrer dans les institutions de la République.

            Parlant de l’ordonnance présidentielle du 26 juillet 2013 portant convocation des Concertations Nationales, Olenghankoy a demandé au chef de l’Etat de rallier la vision des couches de la population, notamment des forces politiques de l’Opposition et de la Société Civile, qui préconisent la mise en place d’un Comité préparatoire dirigé par un triumvirat ( un délégué de Majorité qui pourrait être Aubin Minaku, un représentant de l’Opposition autre que Léon Kengo qui est déjà président d’une institution de la République, et un de la Société civile). Ce présidium composé de trois animateurs répondrait au souci de préserver la cohésion nationale qui fait présentement défaut alors qu’il motive l’ordonnance du Chef de l’Etat.

            Compte tenu de la controverse qui bat son plein autour de la médiation, l’ancien ministre des Transports sous le Régime 1+4  a estimé qu’il appartient au P,résident de la République, à qui la Constitution reconnaît la qualité  de « Garant de la Nation », de proposer le nom d‘un facilitateur ou médiateur, accepté de manière consensuelle, pouvant aider à la mise en place rapide de cette commission préparatoire.

            Dans son entendement, la nomination du président de l’Assemblée Nationale au présidium ne pose aucun problème, étant donné que ce dernier est la deuxième personnalité de la Majorité présidentielle et qu’à ce titre, il représentera valablement sa famille politique, ce qui n’est pas le cas pour le président du Sénat dont la nomination s’inscrit dans le cadre institutionnel.

            Par voie de conséquence, Olenghankoy est d’avis que le problème du représentant de l’Opposition au niveau du présidium des Concertations Nationales ou du Dialogue national devrait être résolu ainsi que de celui de la Société civile.

            Il a exhorté la classe politique congolaise à ne pas se perdre dans des querelles des mots entre les tenants des « Concertassions nationales » et ceux du « Dialogue » mais plutôt de croire en la capacité des acteurs politiques et sociaux en plénière de donner un contenu à un forum qui pourrait aboutir à la résolution de la crise multiforme, dont celle de légitimité, que traverse la RDC.

            Abordant le point de la révision ou non de la Constitution, Joseph Olenghankoy a indiqué que les FONUS assumeront leurs responsabilités lorsque cette question sera officiellement portée sur la place publique. Concernant la guerre de l’Est, il a rappelé que l’Accord- cadre d’Addis-Abeba (24 février 2013) et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité de l’ONU (28 mars 2013) demeuraient les seuls cadres efficaces de référence pour le retour de la paix durable dans cette partie de la RDC. Il a aussi salué la bravoure des officiers et soldats des Forces Armées de la République Démocratiques du Congo, au regard de l’évolution positive de la situation militaire sur le terrain.

            Il a, à cet effet, appelé les acteurs politiques et l’ensemble des forces vives de la nation à une prise de conscience réelle, afin que chacun prenne la mesure du péril qui guette la nation. Enfin, au président de la République, il l’a exhorté à saisir l’occasion que lui offre le futur Dialogue national pour entrer par la grande porte dans l’histoire politique congolaise, dans la perspective de la fin de son mandat constitutionnel en 2016.

ERIC WEMBA 

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