Observation électorale : des acteurs sociaux de Mont-Amba formés

Des acteurs sociaux en provenance de Matete, Lemba, Limete, Kisenso, Ngaba, et dont la plupart sont encore très jeunes, ont été initiés le samedi 15 octobre 2011 aux techniques d’observation électorale. Les « apprenants », très nombreux et assidus, sont arrivés à la paroisse Saint Alphonse de Matete tôt dans la matinée. La seconde phase de formation interviendra peu avant la tenue des élections.

Me Alex Mutombo, Albert Mutombo du Centre d’Information et Animation Missionnaire «CIAM» ainsin que Jean-Baptiste Ndundu du Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « Rodhecic ont planché sur la mission d’observation, le processus électoral et l’élaboration des rapports d’observation électoral. Ces exposés ont été précédés par des travaux en carrefours au cours desquels, les participants ont fait une critique à leur manière de la situation générale du pays. En clair, ils ont parlé des avancées dans certains domaines, mais aussi des couacs et autres notes peu reluisantes enregistrés ça et là.

Rigobert Minani, secrétaire permanent du Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « Rodhecic » a, dans son mot d’introduction, fait remarquer que des activités similaires se tiennent en ce moment à Bukavu. Dans quelques jours, il en sera de même à Matadi.
«Certains observateurs électoraux avec qui on a travaillé en 2005 et 2006 ne sont pas ici», a-t-il souligné. Plusieurs raisons sont à la base de cette situation. Minani a évoqué la situation de l’heure. L’environnement politique est explosif. Plusieurs partis ont pris le train des élections.
Les fonds devant servir à l’observation électorale ne sont pas encore là. Néanmoins, le Rodhecic et d’autres structures analogues sont disposés à faire le travail qui est le leur en cette année électorale.

L’observation électorale est une opération technique. Il y a des lignes directrices auxquelles on doit se conformer. Par ailleurs, un observateur doit entretenir de bons rapports avec les électeurs et les témoins des partis politiques. Ces derniers font aussi de l’observation mais ils agissent pour le compte de leurs candidats.
Les commissions Justice et Paix des différentes paroisses catholiques du pays sont appelées à leur tour à s’impliquer.
Evoquant le problème de sécurité des observateurs électoraux, il a fait savoir qu’ils vont travailler en groupes. Ils seront encadrés par des superviseurs. On met à leur disposition des crédits. De cette manière, ils courent moins de risque. Il a déploré le comportement de certains observateurs électoraux qui n’ont pas joué franc jeu avec eux.

Albert Mutombo a évoqué dans son exposé du contexte électoral, du cadre légal ( Constitution, loi électorale, du pouvoir organisateur des élections…), des parties prenantes au processus électoral, à savoir, les Etats, la CENI, les cours et tribunaux, les médias, la population et des enjeux électoraux.
Alex Mutombo a expliqué à ses « élèves » les objectifs, la déontologie et les droits et devoirs des observateurs électoraux.
Il leur a demandé de faire le distinguo entre une irrégularité et une fraude électorale.
Il y a irrégularité si on remarque des comportements d’une ou des parties prenantes au processus électoral qui se rapportent à la loi électorale.
La fraude se caractérise par des attitudes ayant pour objectif de fausser les résultats des scrutins.
Les échanges ont été houleux. Les participants ont voulu avoir des réponses appropriées sur certains problèmes qui se posent en ce moment.

Jean- Pierre Nkutu

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