Nzanga et Kamerhe ont déposé leurs candidatures

La journée d’hier mercredi 07 septembre a été particulièrement marquée par le dépôt, par François- Joseph Nzanga Mobutu et Vital Kamerhe, de leurs candidatures à la présidentielle au Bureau de Réception et Traitement des Candidatures de la Commission Electorale Nationale (CENI) située au numéro 134 du Boulevard du 30 Juin, dans la commune de la Gombe, à un jet de pierres de l’immeuble Le Royal.

Ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2006, au terme de laquelle il était sorti 4me, derrière Joseph Kabila, son beau-frère Jean-Pierre Bemba et le patriarche Antoine Gizenga, le fils du maréchal Mobutu veut tenter de nouveau sa chance. « Autorité morale » de l’UDEMO (Union des Démocrates Mobutistes), François-Joseph Nzanga, Vice-Premier ministre et Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale dans le gouvernement formé par l’Alliance de la Majorité Présidentielle à l’issue des élections de 2006 s’est tapé une petite publicité au début de l’année, en se faisant révoquer du gouvernement par le Chef de l’Etat, pour désertion de poste (absence prolongée à l’étranger).

Pendant son séjour d’environ trois mois en Europe en effet, l’intéressé s’était attiré les foudres de l’entourage du Chef de l’Etat en accusant celui-ci de concentrer tous les pouvoirs et le gouvernement de n’avoir pas répondu aux attentes du peuple, après un mandat de cinq ans. Sur base de son éviction du gouvernement et du retrait de son parti de la famille politique de Kabila qu’il vient de déposer sa candidature sous le label de l’opposition.

Quant à Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée Nationale, ancien Secrétaire Général du PPRD (Partie du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) et ancien ministre de l’Information, il avait bruyamment démissionné de ce parti et renoncé à son mandat de député national en fin d’année 2011. Président national de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), il se fait passer aussi pour un opposant, en dépit de la controverse que suscite, au sein de sa famille politique, sa rupture avec Etienne Tshisekedi, plébiscité « Candidat commun » d’une large portion de l’opposition.

Kimp

Leave a Reply