Nyiragongo et Rutshuru : Muyej s’explique devant les députés

      Muyej   Le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières, Richard Muyej, a fait l’état des lieux pour les territoires Nyiragongo et Rutshuru libérés par les militaires des FARDC de la mainmise du M23. Le ministre de l’Intérieur, qui répondait à la question d’actualité du député Botakile dans le cadre du contrôle parlementaire, a assuré les élus du peuple que le gouvernement dispose d’un budget conséquent pour pacifier totalement les territoires libérés de la province du Nord-Kivu, victimes de la guerre leur imposée par la force négative du M23.

         Il a fait savoir que des unités spéciales de la police sont déjà déployées pour renforcer la sécurité dans les territoires précités. Muyej a confirmé que Rutshuru et Nyiragongo sont déclarés territoires sans armes et toute personne qui détiendrait une arme,  sera considérée comme un ennemi.

            Ce membre du gouvernement  a souligné que dans ces territoires, les taxes ne seront plus payées jusqu’au mois de décembre. En précisant qu’une mission du gouvernement a été mise en place pour assister les populations congolaises qui avaient fui les affres de la guerre dans les zones des conflits.

            Il a en outre indiqué que le gouvernement veillera pour que les différents fonds alloués aux victimes de cette guerre arrivent effectivement à destination.

            Concernant les réfugiés en provenance de Tanzanie qui sont arrivés dans la localité de Bunagana, Muyej a déclaré que le gouvernement  étudiera leur situation au cas par cas.

            Aussitôt après l’intervention de ce ministre, le débat a été ouvert en son absence, avec l’autorisation du président de l’Assemblée nationale.

            C’est à ce niveau qu’un député du groupe parlementaire UDPS et alliés, Fabien Mutomb, a saisi l’occasion pour exiger un vrai dialogue en vue de consolider cette paix acquise grâce à la bravoure des soldats des FARDC.

Il a proposé une cotisation de 500 dollars par député pour soutenir symboliquement les FARDC.

            Cette proposition a été fortement soutenue par le président du groupe parlementaire du PPRD, qui a estimé qu’il fallait porter cette cotisation individuelle à 1000 Usd, à retenir à la source sur les émoluments de chaque député.

            Emery Ukundji, qui n’a pas adhéré à cette proposition, a rétorqué qu’une simple cotisation ne suffirait pas pour résoudre les problèmes de l’armée congolaise et qu’il fallait une vision globale de la situation et dégager les moyens y afférents à partir du budget national. En dépit de cette observation, la majorité parlementaire a fini par adopter la contribution de 1000  dollars par député.

            S’agissant des pourparlers de Kampala, certains intervenants les ont jugés inopportuns après la défaite militaire du M23. Lokondo a suggéré, pour mettre fin à ce feuilleton de Kampala qui n’a que trop duré, un lobbying des députés en direction des  représentants de la communauté internationale.

            Ce député de la Majorité a fait remarquer qu’après la bataille militaire, le Parlement devrait soutenir le gouvernement sur le front diplomatique.

            ERIC WEMBA

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