Nouveau gouvernement : l’opposition décline !

OPPOSANTSLes acteurs de l’opposition politique regroupés au sein des Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Action ont décidé hier jeudi 4 septembre à l’issue d’une rencontre à Notre  Dame de Fatima à Gombe, de tourner le dos au gouvernement de cohésion nationale dont la mise en place a été annoncée avant la rentrée parlementaire du 15 septembre 2014.  

Les membres de ce regroupement politique comprenant des partis politiques dont l’UDPS, l’UNC, l’ECIDE, etc. s’en tiennent à la tenue d’un vrai dialogue national politique conformément à l’esprit et à la lettre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba ainsi qu’à la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations-Unies  pour décanter la crise de légitimité issue, selon eux, des élections chaotiques du 28 novembre 2011.

 Le secrétaire Général de l’UDPS, Me Bruno Mavungu a souligné dans une déclaration lue au nom de ses pairs, que ce dialogue aura pour but de neutraliser les velléités dictatoriales du pouvoir en place et d’aborder en outre les objectifs prévus par l’accord-cadre d’Addis–Abeba avec tous les problèmes liés au processus électoral en RDC. Dont entre autres la restructuration de la CENi et la mise en place d’un calendrier électoral consensuel.

A cet effet, les Forces politiques et sociales ont réitéré leur confiance à la communauté internationale  dans sa démarche d’accompagner la RDC dans la recherche des solutions appropriées aux causes profondes de la crise politique actuelle. Elles ont réaffirmé également leur engagement solennel à combattre toute initiative d’élaboration d’une nouvelle constitution qui constitue, à leurs yeux, un coup d’Etat. Tout en rappelant leur déclaration du 25 juin 2014 rejetant catégoriquement la monarchisation présidentielle, les acteurs de l’opposition ont, par la bouche de Bruno Mavungu, fait l’éloge du sommet  USA-Afrique  dont l’esprit rejoint leurs positions maintes fois exprimées, à savoir celle d’empêcher les chefs d’Etats africains fin mandat de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir.

Libérer les prisonniers politiques

Concernant les prisonniers politiques, ces acteurs politiques de l’opposition ont réitéré leur exigence permanente de libérer sans conditions tous les détenus d’opinion tels que le pasteur kutino, l’honorable Diomi et le président fédéral de l’UDPS Mbuji-Mayi Bruno Kabatshi.

S’agissant du cas de l’honorable, Jean Bertrand Ewanga, ses compagnons de lutte ont  dénoncé vigoureusement l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir et considèrent Jean Bertrand Ewanga comme un détenu politique tout en exigeant sa libération immédiate et sans conditions. Pour les précités, le secrétaire General de l’UNC n’a jamais  commis les infractions d’offense au chef de d’Etat  ni de discrimination raciale lui imputées par le Parquet General de la République.

Enquête indépendante sur la mort de Bahuma

Dans un autre registre,  les acteurs de l’opposition se sont dit profondément consternés par la mort  du General  Bahuma et exigent une enquête indépendante pour déterminer les causes réelles du décès de ce digne officier supérieur des FARDC. Avant de révéler que trois officiers supérieurs des FARDC, notamment le Général Mbuja Mabe, le général Mamadou et le Général Jean-Lucien Bahuma, tous ayant servi à l’Est pour combattre les ennemis de la RDC et défendre l’intégrité territoriale, ont trouvé la mort dans des circonstances suspectes.

Abordant la question relative aux tracés des frontières entre les RDC et le Rwanda, les Forces Politiques et Sociales ont mis en garde quiconque, en ce, compris le pouvoir en places, qui par toutes manouvres d’aliénation ou balkanisation  tenterait  de toucher une partie du territoire de la RDC minime soit -elle en violation des tracés frontalières telles que fixées par la conférence international de Berlin de 1885. Le clou de cette déclaration a été sans nul doute l’organisation d’une marche de protestation par l’opposition le 13 septembre 2014 avec pour objectif de demander à la Monusco de convoquer le dialogue prévu dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098 du conseil de sécurité de Nations Unies. Ensuite d’exiger la libération des détenus politiques et d’opinion et enfin de dénoncer toutes les tentatives de réviser la constitution en vigueur ou d’en élaborer une nouvelle.

 

Eric Wemba

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