Nomenclature des dépenses : la RDC se conforme au standard International

 

Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, ministre du budget, a procédé le samedi 29 janvier 2011 au centre Saint Clément, dans la commune de Kintambo, à la clôture des travaux de la révision de la nomenclature des dépenses de l’Etat. Ces assises avaient pour principal objectif de produire une mouture de la nomenclature des dépenses à soumettre à la validation des participants à l’atelier qui se tiendra au mois de février. De manière concrète, les experts ont réussi à faire une classification par fonction et programme, la classification par administration et une prise en compte des programmes dans la codification.

    Dans son mot de circonstance tout en félicitant les participants pour le travail abattu, Odon Nsampanga, Secrétaire général à ce ministère, a reconnu  que la révision de la nomenclature des dépenses dote le pays d’un instrument précieux qui devrait  permettre à l’Etat Congolais  de traduire  désormais l’information financière de façon cohérente et exhaustive tant à la préparation, à l’exécution, au suivi qu’au contrôle de la dépense publique, a-t-il indiqué.

     Et d’ajouter que cet outil va  à la fois  faciliter l’exercice de conciliation des chiffres entre les différentes statistiques et par rapport aux réformes du secteur des finances en cours, permettre le passage de la gestion des moyens à celle axée sur les résultats. Dans le souci de prendre en compte les exigences du développement socio-économique du pays et comme pour montrer la nécessité, le Secrétaire Général au Budget a fait savoir que les travaux qui venaient de prendre fin se rapportent à la révision de la nomenclature des dépenses de l’Etat dont la dernière actualisation date de 2004.

    Quant aux questions restées pendantes, Odon Nsampanga a annoncé aux  les participants  que la Direction de la préparation  et du suivi du budget se chargera de les finaliser  avant de procéder à la production du draft final qui sera prochainement présenté aux experts du gouvernement, du Parlement ainsi qu’aux partenaires au développement.

    Pour rappel, c’est depuis 2001 que l’Etat s’est engagé dans une batterie de réformes des finances publiques. Au plan budgétaire notamment, ces réformes ont permis la mise en place de plusieurs instruments parmi lesquels. On compte la nomenclature des dépenses de 2003 adaptée aux normes internationales ; la nomenclature des recettes devisée de 2008. Enfin parmi les motivation à cette révision on a  épinglé entre les contraintes liées à l’évolution des finances publiques ; les difficultés éprouvées au cours de l’application de la nomenclature depuis 2004 ; la nécessité d’intégrer dans la nomenclature les nouvelles institutions provinciales et entités territoriales décentralisées afin de répondre aux exigences de la décentralisation ; la traduction dans la classification fonctionnelle, de l’approche GAR adoptée comme nouveau mode de gestion des finances publiques ; l’harmonisation  entre la nomenclature des dépenses et celle utilisée dans la programmation des investissements, la gestion de l’aide extérieure, l’élaboration du Dscrp, la revue des stratégies sectorielles et la tenue de la comptabilité à partie double et la comparaison avec les nomenclatures budgétaires des autres pays suivie par les institutions de Bretton Woods afin de se conformer au standard international.

A.Vungbo   

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