Nécessité de budgétiser et de sécuriser le processus

Le cadre législatif et structurel de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a un besoin urgent de réforme pour contribuer à recréer la confiance, la crédibilité, l’efficacité de la Ceni et à susciter la participation accrue de la population au processus électoral, en particulier aux élections provinciales et locales. Ainsi cette réforme aidera à reconstruire le consensus électoral et la Transparence dans la gouvernance électorale et à introduire des innovations dans le cadre juridique modifiant la Loi organique du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Ceni. Toutes ces précisions ont été fournies hier mercredi, 13 juin 2012, par Jérôme Bonso, coordonnateur de la plateforme électorale «Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées» (A.E.T.A.) au deuxième jour de l’atelier organisé dans la grande salle de conférence de l’Hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe. Un atelier technique de trois jours sur la réforme électorale et la tenue des élections provinciales et locales en RDC.

C’est ainsi qu’exposant sur le thème : «Analyse des réformes législatives et structurelles nécessaires en vue d’accroître la crédibilité et l’efficacité de la CENI : Proposition de la Société civile», Jérôme Bonso a subdivisé son exposé en huit parties principales. Après son introduction où il a défini le sens même à donner à la réforme, il a abordé d’autres aspects de la question en ce qui concerne le contexte des réformes législatives et structurelles de la Ceni, le cadre juridique, l’innovation introduites dans le cadre juridique, la manière d’accroître la confiance, l’efficacité et la crédibilité de la Ceni, les propositions de la société civile pour réussir cette réforme, les défis et perspectives pour la tenue des élections provinciales et locales, et, enfin, la conclusion.


Le Coordonnateur de l’AETA a souligné les innovations à introduire dans la loi organique de la Ceni : la plénière, le bureau et les commissions. Cela va coïncider avec l’introduction de la Société civile comme troisième composante de la Ceni et restituer à celle-ci son caractère d’institution citoyenne d’appui à la démocratie tout en recadrant les pouvoirs du président de la Ceni dans les limites lui fixées par les décisions de la plénière. Ces innovations, selon lui, sont rendues nécessaires par la débâcle électorale des scrutins présidentiel et législatif du 28 novembre 2011 et les crises multiformes qui s’en sont suivies. En guise de recommandations, il a demandé au gouvernement de moyens conséquents dans la une ligne budgétaire pour garantir la suite du processus électoral et l’accroissement du dispositif sécuritaire du processus électoral. Tandis qu’à la communauté internationale, il a demandé des efforts continus pour appuyer le processus démocratique en RDC.
Le Parlement devra en outre réviser la loi organique de la Ceni. Il convient de signaler l’exposé fait par le député national Ekombe Toussaint sur la restructuration de la Ceni. A ce sujet, il a expliqué les méandres que suit une loi pour être votée au parlement et promulguée par le Président de la République.


SAKAZ

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