Muzito II : le message est passé

Couvert par son investiture acquise depuis le 1er novembre 2008 auprès de l’Assemblée Nationale, le gouvernement Muzito II, nommé le vendredi 19 février 2009, s’est remis au travail dès hier lundi. Mais avant que les nouveaux comme les anciens Vice-Premiers ministres, ministres et vice-ministres retrouvent leurs bureaux, ils ont participé, dans la matinée, à une réunion de prise de contact animée par le Premier ministre, Adolphe Muzito. Deux absents étaient enregistrés, pour des raisons non élucidées : Gilbert Tshiongo (Energie) et Maker Mwangu (Epsp).

Pour l’essentiel, le chef du gouvernement a rappelé aux uns, et révélé aux autres, les missions qui les attendent. On croit savoir qu’il a rafraîchi la mémoire des uns et des autres en puisant dans la feuille de route lui communiquée en son temps par le Chef de l’Etat. On se souvient qu’avant son entrée en fonctions, Adolphe Muzito était appelé à animer un gouvernement de « combat », dont les taches prioritaires étaient de mettre fin à la guerre et à l’insécurité dans la partie Est du pays, de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, d’assainir le cadre macro-économique, de maximiser les recettes publiques, de rendre plus visibles les 5 chantiers de la République , d’améliorer le social de la population, etc.

On note aussi que vers la mi-juin 2009, dans une lettre signée par son Directeur de cabinet, Joseph Kabila avait complété le tableau de ses instructions en invitant le Premier ministre, de même que les présidents des deux chambres du Parlement, à appliquer à la lettre la « tolérance-zéro ».

Anciens comme nouveaux membres du gouvernement savent ainsi sur quel pied danser par rapport à ce cahier de charges. Il leur appartient de consolider les avancées réalisées dans la voie de la pacification de l’Est du pays, de la stabilisation de l’économie nationale, de la relance de la production minière, industrielle et agricole, de la lutte contre les antivaleurs, de l’amélioration du climat des affaires, du respect des engagements avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International dans la perspective de l’effacement de notre dette extérieur, du désenclavement de l’arrière-pays, de la modernisation des voiries urbaines à Kinshasa comme dans les principale villes de la république, etc.

CNDP et groupes armés : partie remise

Interrogé au sujet de l’absence du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) de l’actuelle équipe ministérielle, alors que l’ex-mouvement rebelle était plusieurs fois annoncé comme partie prenante, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende, a fait savoir que cette question serait réglée prochainement. Il faut entendre par là que le CNDP ainsi que tous les autres groupés armés en partenariat avec le pouvoir en place seraient servis dans le cadre d’une future recomposition du gouvernement.

                                Kimp

Leave a Reply