MungulDiaka : ses héritiers s’entre- Déchirent

justice6Nelly Kamashi est assignée en déguerpissement devant la chambre 1 du tribunal de grande instance de Matete par Jean MunguluDiaka, liquidataire de la succession de feu Bernardin MunguluDiaka. Selon Jean MunguluDiaka, Mme. Nelly Kamashi occupe sans qualité ni droit la résidence de son défunt père enregistrée sous le N°9060 du plan cadastral de la commune de Lemba. C’est ce qui ressort de l’audience publique du mardi 21 octobre 2014.

            Représenté par ses conseils dans la présente cause, Jean MunguluDiaka a dénoncé le fait que la présence de Mme Nelly dans cette parcelle l’empêche, en tant que liquidataire, de remplir la mission qui lui a été confiée par la famille. Car, cette dernière n’est pas la conjointe survivante et en cette qualité, elle ne peut pas bénéficier de  l’usufruit. Et, même si Nelly Kamashi était mariée légalement, la parcelle est une copropriété de Bernardin MunguluDiaka et ses enfants. En cette qualité, les héritiers ne peuvent pas demeurer dans l’indivision plus de 5 ans, après la mort du propriétaire, a-t-il soutenu.

            Il a ensuite souligné que rien ne prouve que le défunt ait contracté un mariage civil avec Nelly Kamashi en 1966. L’acte de mariage que détient cette femme est un faux document car, non enregistré dans le registre de l’Etat Civil au niveau de Butung dans la province de Bandundu. Aussi, c’est depuis 1985 que Nelly Kamashi a quitté la résidence de MunguluDiaka où elle vivait en union libre pour se réfugier en Europe. Elle n’y est retournée qu’en 1999 lors du décès de Bernardin MunguluDiaka. Et pendant ce temps, Bernardin MunguluDiaka vivait en union libre avec une autre femme.

            Pour sa part, Mme Nelly Kamashi a rejeté le fait que des personnes veulent procéder à la liquidation de la succession sans tenir compte de tous les héritiers. En tant que seule conjointe survivante, elle doit bénéficier de tous ses droits.  Cette qualité ne peut pas lui être contestée car, en tant qu’homme d’Etat, Bernardin MunguluDiaka avait une femme légitime connue de tous. Il est important qu’on liquide premièrement le régime matrimonial avant de procéder à la liquidation de la succession. Que ceux qui lui dénient cette qualité de conjointe survivante produisent l’acte de divorce a-t-elle conclu.

            Par ailleurs, bien avant la transmission du dossier à l’organe de la loi pour un avis écrit, Mira MunguluDiaka, intervenante volontaire dans la présente cause, s’est présentée comme l’unique enfant issue de l’union entre feu Bernardin MunguluDiaka et Nelly Kamashi. En cette qualité, elle a initié une action sous le RC 27990 en contestation et désignation d’un liquidataire de la succession. Depuis la mort de son père, il ne s’est tenu aucun conseil de famille. C’est de manière illégale que Jean MunguluDiaka se déclare liquidataire et a procédé unilatéralement à la vente d’un bien situé dans la commune de la Gombe. Comportement qui a conduit à sa condamnation pour stellionat.

            Réagissant à ces accusations, Mlle Mira MunguluDiaka a demandé d’établir la différence entre les biens qui font partie de la succession et ceux achetés par le défunt. C’est ainsi que la concession située au quartier Righini dans la commune de Lemba a été premièrement cédée à Nelly Kamashi, puis à elle en tant que fille du couple. Ensuite, son défunt père a établi un autre acte de cession où il s’est octroyé 10% et lui a confié les 30%. Si l’on doit liquider la succession de feu MunguluDiaka, c’est dans les 10% qu’il faut le faire a estimé Mira MunguluDiaka, représentée par ses conseils. Car ces 10% ne représentent que la maison et non la concession toute entière. Aussi, même si l’on estime que sa mère n’a pas qualité pour vivre dans cette concession comme conjointe survivante, mais personne ne peut l’empêcher d’occuper une portion qui revient à sa fille a estimé Mira MunguluDiaka.      Yves Kadima

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