Mostafa Salma à pieds vers Tindouf

Téméraire ou Kamikaze ? C’est l’un ou l’autre et l’avenir tout proche le fixera car ce cadre supérieur du Front POLISARIO du nom de MOSTAFA Salma a quitté sa ville natale de Smara au Maroc pour rejoindre à pied, les camps des Sahraouis situés à Tindouf, une localité algérienne près de la frontière avec le Royaume chérifien. Selon des sources proches de la Commission des Nations Unies pour les Droits de l’homme, cet homme exerce depuis plus de dix ans les fonctions d’Inspecteur Général de la Police Judiciaire du Front POLISARIO. 

            Il est récemment revenu au Maroc et plus précisément dans sa ville natale de Smara dans le cadre d’une visite familiale pour revoir, après 30 ans, son père et d’autres membres de sa famille restés au pays de ses ancêtres. Au cours de son séjour de deux mois, il a été fasciné par la proposition de l’autonomie faite par le Roi MOHAMED VI pour donner une chance aux entités décentralisées d’accélérer le programme du développement intégral.

 A ses yeux, comme il l’a expliqué lors de la conférence de presse tenue vendredi, cette solution constitue une chance unique car viable pour un règlement de la question du Sahara. Un problème qui envenime depuis 30 ans les relations entre deux Etats voisins, à savoir le Maroc et l’Algérie, pourtant membres de la Ligue Arabe et d’autres institutions internationales et régionales.

            Membre des R’guib Labouihat, tribu majoritaire chez les Sahraouis, il a entrepris un périple à pieds en direction des camps de Tindouf. Avant ce voyage aux risques certains pour sa sécurité personnelle, Mostafa Salma prétend avoir connu pas mal d’ennuis, notamment des interdictions de se rendre dans ces camps de Tindouf alors que son épouse venait de mettre au monde une fillette et qu’il tenait à célébrer en famille la fête de «  l’Aid Al Fitr ». Doté d’un courage exceptionnel et animé d’une foi inébranlable pour la cause de l’autonomie comme solution inévitable pour cette question du Sahara, Mostafa Ould Salma avait pourtant quitté Tindouf en y laissant sa femme et ses quatre enfants. Mais pour ne pas être surpris, il avait pris soin au préalable d’adresser des lettres aux organisations internationales de défense des droits de l’homme, notamment le Haut Commissariat pour les Réfugiés, l’ONU, le Parlement Européen, la Commission Européenne, le FDIH, le Centre Jimmy Carter et le Haut Commissariat de l’ONU pour les Droits de l’Homme. La même démarche a été entreprise par son père encore vivant, le Cheikh Selma Sidi Mouloud, qui garde encore les séquelles des attaques menées par le Front POLISARION, en 1975 au cours desquelles sa femme et ses enfants furent malmenés et déportés à Tindouf, a indiqué Mostafa Salma. Raison pour laquelle, tous les médias locaux et internationaux sont braqués sur cet homme, indique-t-on, pour suivre ce voyage à haut risque.

Castro 

 

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