Mortalité infantile : 465.000 enfants sont enterrés chaque année en RD Congo

En vu de susciter l’intérêt des décideurs politiques et des partenaires à poser des actions concrètes pour  la santé des enfants de 0 à 5 ans, à l’occasion de la Semaine mondiale d’action en RDC pour la survie de l’enfant (du 1er au 8 mai 2014), World  Vision RDC, a organisé le mercredi 30 avril 2014, une matinée de réflexion sur «  le rôle des médias dans le plaidoyer pour la survie de l’enfant en RDC », au centre Elaeis à Gombe.

En effet, la RDC est le troisième pays au monde où la mortalité infantile est élevée, malgré les différents mécanismes mis en place pour pallier cette situation. Et selon les Objectifs du millénaire pour le développement. Il devrait y avoir diminution de 2/3 de mortalité chez les moins de 5 ans entre 1990 et 2015. C’est dans ce sens que World Vision, a organisé cette activité, en présence de plusieurs journalistes, afin de réfléchir ensemble sur les pistes et mécanismes à mettre en place pour réduire le taux de mortalité des enfants sur l’ensemble du pays. Toutes les résolutions prises vont constituer  un plaidoyer auprès du gouvernement.

Selon les statistiques officielles du ministère de la Santé, 465.000 enfants de 0 à 5 ans sont enterrés chaque année. Et le plus grand nombre de décès (80%) se compte à domicile, dans les communautés les plus pauvres.

Aperçu général de la mortalité des enfants en RDC

 Dans son exposé, Dr Ida Sukadi, chef de division chargée de la prévention au ministère de la Santé,  a fait savoir que les principales causes de mortalité des enfants de 0 à 5 ans en RDC, sont dû entre autres aux maladies du nouveau-né, à la malnutrition,  au paludisme, aux infections à VIH/SIDA et infections respiratoires aigues, à la diarrhée, ainsi que la rougeole. Elle pense que le manque d’un budget conséquent alloué à la santé constitue l’un des problèmes auxquels le système de santé fait face. Selon l’engagement  pris par la RDC à Abuja, poursuit-elle, 15%  du budget national devrait être  alloué au secteur  de la santé.

«En RDC, des efforts restent encore à faire pour arriver à réduire la mortalité des enfants conformément à   l’objectif 4 du millénaire pour le développement. Par exemple en 2013, la RDC a alloué un budget de 3,95% au secteur de la santé. Ce qui est loin de l’engagement pris à Abudja », a indiqué Ida Sukadi.

Ainsi, pour mettre fin aux décès évitables de ces enfants, elle estime qu’il faut recruter et former des agents de santé par rapport aux réalités du terrain, assurer la promotion de l’allaitement maternelle exclusif (seules 37% des femmes obéissent à l’instruction de l’OMS à ce sujet), promouvoir la vaccination et la réhydratation orale, améliorer les conditions sanitaires et d’hygiène, etc.

Les médias appelés à promouvoir la planification familiale (PF)

Prenant à son tour la parole, le prof Vincent Lukunku a  insisté sur le rôle et les activités  que doivent mener les médias, afin de contribuer à la réduction de la mortalité infantile à travers la planification familiale. Selon lui, les médias peuvent promouvoir la PF en interviewant les femmes qui déclarent avoir besoin de la PF, mais qui n’utilisent aucune méthode contraceptive et expliquer les raisons de cette situation. Il pense également que les médias doivent mettre en exergue comment la PF  a transformé la vie d’un individu ou d’une famille, ce qu’elle peut faire de plus pour sauver la vie des mères et des enfants et pour lutter contre le VIH/ SIDA en réduisant la transmission du virus, tant par voie sexuelle que par transmission de la mère à l’enfant, etc.

Il sied de noter que World Vision est une organisation chrétienne de développement transformationnel, de secours et de plaidoyer, qui est focalisée sur le bien être de l’enfant. Elle travaille avec les familles ainsi que les communautés en vue d’attaquer les racines de la pauvreté et de l’injustice.

Perside Diawaku et

Myriam Iragi 

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