Mort de Morgan : la Monusco botte en touche !

IMG_7755Fiévreusement attendu par l’opinion, le point de presse hebdomadaire de la Monusco d’hier mercredi 16 avril 2014 n’a pas apporté plus de lumière sur les circonstances de la mort de Paul Sadala alias « Morgan ». Fondateur d’un groupe Mayi-Mayi renfermant des déserteurs, braconniers et bandits appelés ‘’Mayi-Mayi Simba’’, Morgan s’était rendu, avec quarante-deux (42) de ses éléments, aux autorités locales de la localité de Badengaido, dans le territoire de Mambasa dans la Province Orientale. Cependant, c’est à la suite d’une situation confuse que Paul Sadala, alias ‘’Morgan’’ a trouvé la mort. « Concernant le film de son décès, sachez que c’est une opération rondement menée par les FARDC qui ont sollicité la Monusco pour faciliter la reddition de Morgan et ses 42 éléments… » a souligné le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse.

 A l’en croire, Morgan a été acheminé auprès de la base opérationnelle de Komanda où des hélicoptères de la Monusco avaient déjà été déployés pour soutenir cette opération de reddition. « Mais il était déjà mourant lorsqu’il a été reçu par l’équipe médicale de la Monusco. Et c’est peu de temps après que l’équipe médicale confirmera sa mort… » a fait noter le porte-parole de la Monusco, Charles Bambara, restant toutefois muet sur les circonstances exactes de cet événement et le constat fait réellement par cette équipe. « Notre mission dans cette opération était simplement logistique c’est-à-dire pour apporter notre soutien matériel. C’est qui s’est réellement passé, il faudrait se rapprocher des autorités des FARDC pour le savoir ».

            Pour l’instant, la dépouille mortelle du rebelle se trouve à la morgue de l’hôpital de Bunia.

            Néanmoins, la Monusco a regretté la mort de Morgan, car elle aurait souhaité le voir traduit devant la justice pour payer de tous ses crimes. Sa traduction  devant la barre, souligne la Monusco, aurait permis de comprendre pas mal des choses. « Nous avons tenté de réanimer son corps, mais sans succès… » a regretté Charles Bambara.

A-t-il été égorgé, empoisonné, tué par balles ou comment ?

            A cette question, le lieutenant-colonel Basse a répondu qu’il ne saurait répondre car aucune autopsie n’a été faite sur le corps actuellement.

            Responsable de nombreuses attaques mortelles, y compris contre la réserve d’Okapi d’Epulu, où ses hommes ont tué plusieurs individus et tous les Okapis en captivité, son groupe a éclaté en quatre (04) sous-groupes et à ce jour, les dirigeants de ces quatre factions ont tous été neutralisés, selon la Monusco. « Paul Sadala, alias ‘’Morgan’’, a exprimé son intention de se rendre après avoir été blessé et près de perdre une de ses jambes. Ceci marque un développement important dans le territoire de Mambasa où nombreuses violations des Droits de l’Homme ont été documentées et avec ces redditions, la situation sécuritaire s’améliorera, et donnera dès lors l’opportunité à la MONUSCO de considérer Mambasa comme un ‘’ilot de stabilité’’ » a rapporté le casque bleu, Félix Basse.

Où sont les 42 autres qui accompagnaient le chef rebelle ? Cette situation ne va-t-elle pas dissuader les autres rebelles à ne plus déposer les armes ? En guise de réponse, le porte-parole militaire a indiqué ne pas croire que la situation ne va pas influer sur le processus de reddition, car il y a eu des ultimatums, puis des appels réitérés de la Monusco qui va maintenir la pression militaire et continuer à lancer des appels. Toutefois, une mission d’évaluation sera diligentée pour faire la lumière sur le sort des autres 42 personnes qui accompagnaient Morgan.

Rodin Mayi Tombe (stg Ifasic), Esther Mbuyi (stg UPN) et Tshieke Bukasa 

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