Monuc : l’évaluation a commencé

Le Porte-parole de la Monuc, Madnodje Mounoubai, a annoncé mercredi au cours du point de presse hebdomadaire de cette mission de paix dans notre pays l’existence d’une mission technique interne d’évaluation. Loin d’être une nouveauté, la mission interne aux nations unies, aux dires de Madnodje, a pour but de procéder à une évaluation complète du fonctionnement de chacune des composantes de la Monuc en Rdc.  Et les conclusions attendues devront permettre au Secrétaire général des Nations Unies de disposer d’un panorama complet de la situation en Rdc à soumettre au Conseil de sécurité pour décision en rapport avec la reconfiguration prochaine de la Monuc, a-t-il indiqué.

A propos de l’affaire de trois officiers Fardc dont la Monuc aurait refusé la présence au sein de l’opération Amani Leo et pour lesquels le Porte-parole du gouvernement a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire, le porte-parole de la mission onusienne a déclaré que pour l’instant, la Monuc n’a pas encore reçu une demande du gouvernement allant dans ce sens. Néanmoins, plus rassurant au niveau interne à la mission, a-t-il affirmé, la Monuc cherche à savoir ce qui s’est passé.

Quant à la crainte de voir le Cndp reconsidérer sa position pour ne pas avoir été pris en compte dans la nouvelle équipe gouvernementale, la Monuc s’en tient à la dernière déclaration publique du président de cet ancien mouvement rebelle à Goma qui affirmait avec force que « son mouvement est résolument engagé dans la paix ».

A la question relative à une grève qui couverait au sein de la mission, le Porte-parole de la Monuc a expliqué qu’il existe des mécanismes appropriés dont dispose le personnel mécontent pour faire parvenir à la hiérarchie ses doléances. Et d’ajouter que les mécontents ont toute la latitude d’en user pour se faire entendre.

S’agissant volet sécuritaire dans la province de l’Equateur, la Monuc a indiqué qu’après avoir pris le 15 janvier le contrôle de Buburu, une localité située au Sud d’Enyele des mains des insurgés, lors d’une opération conjointe Fardc et ses forces, la localité de Bomongo est passée le 17 février sous contrôle du gouvernement. Et depuis cette opération de pacification, la mission onusienne affirme avoir élargi sa présence au sud de Dongo, en établissant une base opérationnelle temporaire à Enyele.

Conséquence de cette quiétude retrouvée, le Porte-parole de la Monuc a annoncé un retour progressif de la population dans les localités de Bozene, Dongo et Enyele. Confirmant cette accalmie, Ocha pour sa part a indiqué que le nombre de déplacés internes dans ces localités est passé de soixante mille à un peu plus de trente mille, sauf pour les localités de Dongo et Gosuma, où les habitants de ces deux contrées se trouvent encore de l’autre coté de la rive, dans le département de la Likouala, au Congo-Brazzaville.

Par ailleurs, pour faire face à ce désastre humanitaire de ces milliers de Congolais qui avaient fui les conflits intercommunautaires, Ocha a annoncé l’adoption par les Nations Unies d’un budget de 58,8 millions de dollars, dont 30,5 millions seront affectés à l’aide alimentaire du Programme alimentaire mondiale et 20,4 millions pour l’assistance multisectorielle au Hcr.                   

A.Vungbo

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