Mokia-Ruberwa: la 3ème mi-temps a commencé!

 Entre autres privilèges accordés aux quatre anciens Vice-présidents de la République (Yerodia, Bemba, Ruberwa, Z. Ngoma) issus du Régime 1+4 (2003-2006), il y a celui relatif à la prise en charge, par le Trésor Public, de leur logement jusqu’à la fin du mandat de l’actuel. En principe, une telle faveur devrait leur éviter des relations conflictuelles avec leurs bailleurs. Hélas, ce n’est pas le cas avec Azarias Ruberwa, ancien patron de l’ex-mouvement rebelle dénommé RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), aujourd’hui converti en parti politique.

Selon un émissaire de son bailleur, le célèbre opposant Gabriel Mokia, actuellement en prison à Makala où il purge une peine de 32 mois pour offense à la personne du Chef de l’Etat et trouble de l’ordre public, c’est la gué-guerre entre le précité et son illustre occupant d’une de ses villas dans la commune de la Gombe. A en croire la version de Mokia, le contrat de bail est tombé caduc depuis le mois de juillet 2009, dès lors qu’Azarias Ruberwa n’a pas renouvelé la garantie locative, conformément aux accords signés entre les deux parties.

On rappelle que le loyer mensuel était fixé à 5.000 (cinq mille) dollars américains. En dépit des correspondances répétées du bailleur priant son locataire soit de libérer la maison, soit de rediscuter le taux de loyer en vue de sa révision à la hausse, rien ne bouge. La partie Mokia soutient qu’au jour d’aujourd’hui, le loyer de 5.000 Usd ne répond plus à la valeur marchande de la villa prise en location. Elle a révélé qu’un candidat locataire s’est déjà manifesté avec une offre de 12.000 Usd. L’unique obstacle à la signature d’un contrat de bail avec le requérant s’appelle Ruberwa.

D’où, selon l’envoyé de Mokia, il y a mauvaise foi manifeste dans le chef de ce dernier. Le bailleur se plaint d’être ainsi doublement pénalisé. D’une part, le loyer de 5.000 dollars Us, qu’il juge insuffisant, ne lui est plus versé depuis le mois de juillet 2009 ; et d’autre part, la maison est toujours sous le contrôle d’un locataire qu’il juge insolvable.

Face au manque à gagner dont il est victime, Gabriel Mokia en appelle, selon son émissaire, au respect de ses droits de bailleur. Aussi se croit-il en droit d’attendre un geste d’élégance de la part de son locataire, dans le sens de la « libération » de sa maison. Il ne pense pas que son statut de prisonnier devrait l’empêcher de jouir de son bien immobilier.

Que pense Azarias Ruberwa de ce dossier de bail ? On ne va pas tarder de le savoir.

Kimp

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